Présentée comme une réunion de consolidation, elle devait permettre d’évaluer l’avancement des travaux du comité ad hoc unifié et de préparer concrètement la transition vers une Assemblée générale élective.
Un suivi attendu des engagements du comité ad hoc
Au cœur des discussions figurait le suivi de la feuille de route confiée au comité ad hoc unifié. Les membres attendaient notamment des avancées sur trois points essentiels : la révision des statuts, la clarification des règles de gouvernance interne et la préparation du processus électoral.
Si des travaux préparatoires ont été présentés, plusieurs intervenants ont souligné un rythme jugé insuffisant au regard de l’urgence institutionnelle. Le comité a, de son côté, mis en avant la complexité des arbitrages nécessaires dans un contexte encore marqué par des divergences de fond.
Des tensions persistantes malgré l’unification des instances
La fusion des deux comités en une structure unique, censée symboliser la réconciliation, continue de produire des effets ambivalents. Lors de cette assemblée, les lignes de fracture initialement identifiées n’ont pas disparu : elles se sont plutôt déplacées au sein des discussions techniques et statutaires.
Certains membres estiment que les débats restent trop influencés par les logiques de blocs, ce qui ralentit la prise de décision. D’autres, au contraire, considèrent que cette pluralité d’approches est indispensable pour éviter une refondation précipitée ou déséquilibrée.
La question du calendrier électoral au centre des débats
L’un des points les plus sensibles de la réunion a concerné le calendrier de l’Assemblée générale élective. Une partie des participants a plaidé pour une accélération du processus afin de sortir rapidement de la période transitoire.
D’autres ont défendu la nécessité de sécuriser juridiquement et statutairement chaque étape avant toute élection, afin d’éviter de reproduire les blocages passés.
Aucune date définitive n’a été arrêtée, mais l’objectif d’une élection dans un cadre rénové a été réaffirmé.
Une gouvernance encore en phase de stabilisation
Le comité ad hoc unifié, toujours composé notamment d’acteurs issus des différentes sensibilités internes, poursuit sa mission dans un climat de compromis permanent. Les discussions autour du toilettage des textes statutaires se poursuivent, avec des avancées techniques, mais sans consensus politique pleinement consolidé.
Une transition toujours en construction
L’Assemblée générale du 16 mai 2026 confirme ainsi une réalité déjà perceptible lors de la réunion précédente : la volonté de refondation est réelle, mais sa mise en œuvre reste fragile.
Entre exigences de transparence, impératif de réforme et tensions internes persistantes, la structure avance dans une transition encore inachevée, où chaque étape semble autant ouvrir une perspective qu’elle ne révèle de nouveaux points de friction.
Marie Angele
Stagiaire
