L’épidémie d’Ebola, responsable de 139 décès suspects dans l’est de la République démocratique du Congo (RDC), circulerait depuis deux mois et devrait continuer de se propager, a annoncé mercredi l’Organisation mondiale de la Santé (OMS).
L’épidémie de la souche rare Bundibugyo du virus Ebola a été déclarée vendredi dernier et alerte la communauté scientifique car elle est longtemps passée inaperçue et se propage dans une région densément peuplée et ravagée par une violence armée généralisée.
« Des enquêtes sont en cours pour déterminer quand et où exactement l’épidémie a démarré », a déclaré Anaïs Legand, responsable technique de l’OMS, chargée des menaces virales.
« Compte-tenu de l’échelle, nous pensons qu’elle a probablement commencé il y a deux mois », a-t-elle dit à des journalistes à Genève, siège de l’institution onusienne.
L’OMS a précisé avoir recensé 600 cas présumés d’Ebola et 139 décès suspects, ajoutant que ces chiffres devraient augmenter compte tenu de la durée pendant laquelle le virus a circulé avant que l’épidémie ne soit détectée.
Un comité d’urgence de l’OMS s’est réuni mardi à Genève et a confirmé que la dernière épidémie d’Ebola en date – surtout présente dans l’est de la RDC et causée par la souche rare Bundibugyo du virus – constituait une urgence de santé publique de portée internationale, mais pas une urgence pandémique, a poursuivi Tedros Adhanom Ghebreyesus.
« L’OMS estime élevé le risque d’une épidémie aux niveaux national et régional mais faible au niveau mondial », a-t-il ajouté.
Il n’existe aucun vaccin ni traitement approuvé contre la souche Bundibugyo du virus Ebola, dont le taux de létalité peut atteindre 40%.
Deux candidats pour un vaccin sont à l’étude mais le processus pourrait prendre entre trois à neuf mois pour aboutir.
« Notre priorité absolue désormais est d’identifier toutes les chaînes de transmission existantes (…) qui pourront nous permettre de définir l’ampleur de l’épidémie et de pouvoir fournir les soins nécessaires », a partagé Chikwe Ihekweazu, responsable des urgences à l’OMS.
Source OMS
