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Les Bourses européennes terminent en forte hausse sur fond d’espoir diplomatique
Les principales places boursières européennes ont clôturé en nette progression mercredi, accélérant même leurs gains en fin de séance, portées par l’espoir d’un accord imminent entre les États-Unis et l’Iran susceptible de mettre un terme aux tensions au Moyen-Orient.
À Paris, le CAC 40 a bondi de 1,70 % pour terminer à 8.117,42 points. Le Dax allemand a gagné 1,36 %, tandis que le FTSE 100 britannique a également terminé dans le vert.
Les investisseurs ont salué les informations faisant état d’avancées diplomatiques entre Washington et Téhéran, nourrissant l’optimisme sur une possible désescalade du conflit régional. Cette perspective a favorisé un recul des cours du pétrole et soutenu l’appétit pour les actifs risqués sur les marchés financiers européens.
Les marchés européens bondissent sur fond d’espoir diplomatique au Moyen-Orient
Les principales Bourses européennes ont terminé la séance de mercredi en forte hausse, soutenues par l’espoir croissant d’un accord entre les États-Unis et l’Iran susceptible de mettre fin aux tensions au Moyen-Orient. Les marchés ont accéléré leurs gains en fin de journée après les déclarations du président américain Donald Trump évoquant des négociations « dans leur phase finale ».
À Paris, le CAC 40 a progressé de 1,70 % pour clôturer à 8.117,42 points. Le Dax allemand a gagné 1,36 %, tandis que le FTSE 100 britannique a avancé de 0,99 %. À l’échelle européenne, l’EuroStoxx 50 a bondi de 2,09 %, le FTSEurofirst 300 de 1,48 % et le Stoxx 600 de 1,51 %.
Donald Trump a affirmé mercredi que Washington et Téhéran étaient proches d’un compromis diplomatique. Le président américain avait déjà indiqué lundi puis mardi avoir renoncé à lancer de nouvelles frappes contre l’Iran afin de laisser une chance aux discussions diplomatiques.
Ces déclarations ont provoqué une nette détente sur les marchés pétroliers. Le Brent a chuté de 4,96 % à 105,80 dollars le baril, tandis que le brut léger américain (WTI) reculait de 4,69 % à 99,27 dollars. La baisse des prix de l’énergie a également entraîné un repli des rendements obligataires, après plusieurs séances marquées par de fortes tensions liées aux craintes inflationnistes.
« Nous en sommes à un stade où les rendements et la correction du marché obligataire commencent à retenir l’attention du marché boursier », a expliqué Tim Saurmelch, gestionnaire de portefeuille chez SEI Investments.
Les investisseurs restent par ailleurs attentifs à la publication du compte rendu de la dernière réunion de politique monétaire de la Réserve fédérale américaine (Fed), attendue dans la soirée. Ce document devrait fournir davantage d’indications sur les débats internes concernant l’inflation et l’évolution des taux d’intérêt.
Le secteur technologique a particulièrement soutenu les marchés européens dans l’attente des résultats trimestriels du géant américain des semi-conducteurs Nvidia, considérés comme un indicateur majeur de la dynamique du secteur de l’intelligence artificielle.
Les valeurs technologiques européennes ont ainsi fortement progressé : STMicroelectronics a gagné 5,9 %, Soitec s’est envolé de 10 % et ASM International a pris 3,9 %. Le secteur bancaire a également signé une solide performance (+2,69 %), tout comme les valeurs liées au voyage (+2,95 %).
À Paris, l’action d’Euronext a bondi de 5,20 % au lendemain de la publication de ses résultats trimestriels. Au Royaume-Uni, Marks & Spencer a progressé de 6,6 % après avoir annoncé anticiper un retour à la croissance de son bénéfice annuel.
À Wall Street, la tendance était également positive au moment de la clôture européenne. Le Dow Jones gagnait 0,65 %, le S&P 500 avançait de 0,73 % et le Nasdaq progressait de 1,08 %, soutenus par le rebond des valeurs technologiques et l’espoir d’une désescalade au Moyen-Orient. L’action d’Nvidia prenait environ 2 % avant la publication de ses résultats.
Sur le plan économique, les chiffres définitifs publiés par Eurostat ont confirmé une inflation de 3 % dans la zone euro en avril, toujours largement supérieure à l’objectif de 2 % fixé par la Banque centrale européenne.
Au Royaume-Uni, l’inflation a en revanche ralenti plus fortement que prévu, renforçant les anticipations d’une politique monétaire moins restrictive de la Banque d’Angleterre. Le gouverneur de la BoE, Andrew Bailey, a estimé que le durcissement des conditions financières depuis le début du conflit offrait une marge de manœuvre supplémentaire à l’institution.
Sur le marché des changes, le dollar reculait de 0,23 % face à un panier de devises internationales, tandis que l’euro gagnait 0,18 % à 1,1625 dollar.
Les marchés obligataires ont également poursuivi leur détente. Le rendement du Treasury américain à dix ans reculait à 4,5815 %, tandis que le Bund allemand à dix ans revenait à 3,0949 %. Au Royaume-Uni, le rendement du Gilt à dix ans chutait à 4,983 % après les données d’inflation publiées dans la matinée.
Andrew Bailey
