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Trump laisse entendre des avancées, mais appelle à la prudence
Le président Donald Trump a donné l’un de ses signaux les plus clairs à ce jour qu’un possible accord avec l’Iran est en train de se mettre en place, tout en avertissant qu’il ne veut pas aller trop vite. Reuters a rapporté le 24 mai que Trump avait déclaré qu’il n’y avait “aucune urgence” à conclure un accord final et que le blocus américain resterait en place jusqu’à la signature d’un accord formel. Reuters avait déjà indiqué la veille que Trump décrivait le cadre comme “largement négocié”.
e mélange d’optimisme et de prudence est important. Il suggère que la Maison-Blanche veut montrer des avancées sans donner l’impression que les parties les plus difficiles des négociations sont déjà réglées.
Le détroit d’Hormuz semble être la priorité immédiate
La partie la plus urgente des discussions semble toujours concerner le détroit d’Hormuz. Reuters a indiqué que le cadre en cours d’élaboration permettrait de rouvrir ce détroit, voie maritime dont la perturbation a alimenté une grande partie du choc énergétique mondial lié à la guerre. Rubio a aussi déclaré le 25 mai qu’il y avait “quelque chose de plutôt solide sur la table” au sujet d’Hormuz et d’une négociation limitée dans le temps sur le programme nucléaire iranien.
Cela rend la diplomatie immédiatement pertinente bien au-delà de Washington et Téhéran. Toute véritable réouverture d’Hormuz aurait un impact sur le trafic des pétroliers, les prix du pétrole, les assureurs et les grands acheteurs asiatiques d’énergie qui dépendent des exportations du Golfe.
Le dossier nucléaire reste le plus difficile à conclure
Même si les choses bougent visiblement, le différend nucléaire reste le principal obstacle. Reuters a rapporté le 25 mai que des responsables américains estiment que l’Iran a accepté en principe de se débarrasser de son uranium hautement enrichi, mais qu’il n’y avait pas de confirmation immédiate côté iranien et que les détails prendraient plus de temps à négocier.
Cela signifie qu’un cadre politique général est peut-être plus proche qu’un accord complet. Les discussions peuvent sembler avancées sur le transport maritime et les termes du cessez-le-feu, tout en restant fragiles sur l’uranium, la vérification et l’allègement des sanctions.
Washington continue d’associer dialogue et pression
Le message de Trump, qui dit qu’il ne faut pas “se précipiter”, s’inscrit aussi dans une stratégie américaine plus large de pression. Reuters a rapporté que Rubio a déclaré que Washington donnerait toutes ses chances à la diplomatie, mais qu’il trouverait “une autre voie” si les négociations échouaient. Trump a aussi affirmé que le blocus resterait en vigueur jusqu’à la signature d’un accord final.
Cela montre que l’administration négocie toujours en position de pression, et pas seulement dans un climat de confiance. Le message envoyé à l’Iran est que la voie diplomatique reste ouverte, mais que le coût d’un échec continue d’être souligné.
Et maintenant ?
Le prochain test sera de savoir si le cadre actuel peut résister aux derniers désaccords et se transformer en accord signé. Pour l’instant, le tableau le plus solide confirmé est celui d’un accord qui semble se rapprocher, mais qui n’est pas encore finalisé.
C’est pourquoi la prudence de Trump compte. Elle reflète une négociation qui pourrait être proche d’une avancée sur le papier, tout en restant exposée à suffisamment de points non réglés pour s’effondrer si l’une des deux parties va trop loin.
Source Walking Archive
