Abidjan, le 1er juin 2026 — La capitale économique ivoirienne abrite depuis ce lundi la Conférence Internationale Abidjan 2, un rendez-vous de haut niveau consacré aux transformations du paysage numérique mondial. La cérémonie d’ouverture s’est tenue à l’Hôtel Novotel Abidjan-Plateau, en présence de nombreuses personnalités institutionnelles, expertes et partenaires internationaux du secteur de la communication et de la régulation des médias.
À cette occasion, le Ministre de la Communication et Porte-parole du Gouvernement, M. Amadou Coulibaly dit « AM’s », a représenté le Président de la République, Alassane Ouattara, marquant ainsi l’importance stratégique que les autorités ivoiriennes accordent aux enjeux liés à la gouvernance du numérique et à la régulation des plateformes digitales.
Une conférence au cœur des enjeux du numérique mondial
Organisée par la Haute Autorité de la Communication Audiovisuelle (HACA), sous l’égide du Réseau francophone des régulateurs des médias (REFRAM) et du Réseau des instances africaines de régulation de la communication (RIARC), cette conférence se tient sur trois jours et rassemble un large éventail d’acteurs : régulateurs nationaux, experts internationaux, chercheurs, organisations spécialisées ainsi que représentants de grandes plateformes numériques.
Le thème retenu cette année, « Intelligence artificielle, réseaux sociaux et liberté de communication : enjeux de régulation », illustre les préoccupations croissantes liées à la montée en puissance de l’intelligence artificielle et à l’impact des réseaux sociaux sur les sociétés contemporaines. Les échanges portent notamment sur la modération des contenus, la lutte contre la désinformation, la protection des données personnelles, ainsi que l’équilibre entre innovation technologique et respect des libertés fondamentales.
L’Afrique appelée à jouer un rôle central
Dans son allocution d’ouverture, le Ministre Amadou Coulibaly a insisté sur la nécessité pour le continent africain de ne pas rester en marge des grandes décisions qui structurent l’espace numérique mondial. Il a souligné que les mutations technologiques actuelles ne doivent pas uniquement être subies, mais doivent au contraire faire l’objet d’une participation active des États africains à l’élaboration des normes et cadres réglementaires internationaux.
Selon le Ministre, l’intelligence artificielle et les plateformes numériques redessinent profondément les modes de communication, d’information et d’interaction sociale. Dans ce contexte, il devient essentiel pour l’Afrique de défendre ses intérêts, de protéger ses citoyens et de promouvoir une vision équilibrée de la liberté d’expression.
La Côte d’Ivoire, acteur engagé de la gouvernance numérique
À travers cette conférence internationale, la Côte d’Ivoire confirme son positionnement comme acteur engagé dans les débats sur la gouvernance du numérique. Le pays entend promouvoir un modèle fondé sur trois piliers essentiels : l’innovation technologique, la liberté de communication et la protection des citoyens.
La HACA, en collaboration avec ses partenaires régionaux et internationaux, joue un rôle central dans cette dynamique, en favorisant les échanges d’expériences entre régulateurs et en contribuant à l’harmonisation des pratiques face aux défis numériques contemporains.
Un espace de réflexion et de coopération internationale
Au-delà des discours officiels, la Conférence Internationale Abidjan 2 se veut un véritable espace de dialogue et de coopération. Elle permet de confronter les expériences des différents pays, d’identifier les bonnes pratiques et d’explorer des pistes de régulation adaptées aux réalités locales et globales.
Les discussions prévues au cours des trois jours de travaux devraient permettre d’approfondir les réflexions sur l’encadrement de l’intelligence artificielle, la responsabilité des plateformes numériques et la préservation d’un espace d’expression libre mais sécurisé.
En accueillant cet événement d’envergure, Abidjan s’affirme une nouvelle fois comme une capitale africaine incontournable des débats sur l’avenir du numérique et de la communication.
Source SERCOM
