Un week-end de festivités émaillé de débordements. Au lendemain du retour triomphal à Paris des joueurs du PSG, le ministre de l’Intérieur Laurent Nuñez a fait état ce lundi 1er juin au matin de «890 interpellations» lors des débordements après leur victoire en Ligue des champions. Sans qu’il ne précise si elles ont eu lieu samedi ou dimanche soir. La procureure de Paris, Laure Beccuau, s’est également exprimée ce lundi matin sur BFM TV, annonçant que 256 personnes avaient été placées en garde à vue à Paris en marge du sacre du club parisien.
«Il y en a eu plus sur l’agglomération parisienne mais ce sont d’autres parquets, a-t-elle précisé. Il y a déjà a minima onze dossiers qui passent en comparution immédiate cet après-midi, des dossiers avec pratiquement exclusivement des violences contre les forces de l’ordre.»
Au total, le nombre d’arrestations est en hausse «de plus de 45 %» par rapport à 2025 et le premier sacre européen du Paris-Saint-Germain, a chiffré le locataire de Beauvau au micro de France Inter. Il a ajouté que «178» policiers et gendarmes ont été blessés au cours de ces deux jours.
Consignes d’extrême fermeté
«Nous savions que ces célébrations allaient donner lieu à des débordements, des violences urbaines, des pillages, et des attaques contre les forces de l’ordre. On avait un gros dispositif, il y avait des consignes d’extrême fermeté d’interventions. C’est ce qui a été fait systématiquement», a déclaré Laurent Nuñez. L’action du gouvernement est très critiquée ces dernières heures après les violences de ce week-end, alors que 22 000 policiers et gendarmes ont été mobilisés en France, dont 8 000 pour Paris et son agglomération.
elon le ministre de l’Intérieur, «il y a eu des rassemblements avec des groupes hostiles partout, dans de nombreuses villes sur le territoire national». Les «débordements» sont en fait «des violences urbaines, des tentatives de pillages, des pillages de commerces et évidemment des attaques contre les forces de l’ordre» par «des groupes qui sont très mobiles» et «qui se répartissent dans plusieurs rues», a-t-il détaillé.
Nuñez s’interroge sur «les causes profondes»
A ses yeux, la question qui se pose est celle de savoir «pourquoi des jeunes qui sont des voyous, qui sont des jeunes casseurs, qui ont des comportements inadmissibles, profitent des célébrations, des victoires du Paris Saint-Germain, mais pas que», car «ça peut se produire parfois en marge de la Fête de la musique».
Source le Fiagaro
