Le président sortant de la Fédération Ivoirienne de Football entend poursuivre le travail engagé depuis son accession à la tête de l’instance en 2022. Accompagné notamment de son premier vice-président, Malick Tohé, Yacine Idriss Diallo a officiellement déposé son dossier de candidature en vue de l’élection du 12 septembre 2026.
Abidjan – La course à la présidence de la Fédération Ivoirienne de Football (FIF) entre dans une nouvelle phase. Le président sortant de l’instance fédérale, Yacine Idriss Diallo, a officiellement déposé son dossier de candidature pour l’élection à la présidence de la FIF prévue le 12 septembre 2026.
Pour cette étape importante, le dirigeant ivoirien était notamment accompagné de son premier vice-président, Malick Tohé, ainsi que de plusieurs membres de son Comité exécutif. Une présence particulièrement symbolique dans un contexte où le nom de Malick Tohé avait été régulièrement évoqué ces dernières semaines comme celui d’un possible prétendant à la succession du président sortant. Des informations récentes font toutefois état de son rapprochement avec Yacine Idriss Diallo et de son retrait de la course à la présidence.
À travers cette nouvelle candidature, Yacine Idriss Diallo entend placer son projet sous le signe de la continuité, de la stabilité et de la consolidation des acquis obtenus au cours de son premier mandat.
Dans sa déclaration faisant suite au dépôt de son dossier, le président de la FIF a insisté sur sa volonté de poursuivre les réformes et les actions engagées en faveur du football ivoirien.
Selon lui, cette candidature s’inscrit dans « la continuité du travail » entrepris avec son équipe, dans un esprit de responsabilité, de détermination et d’ambition pour le développement du football national.
Un deuxième mandat placé sous le signe de la continuité
Élu à la présidence de la Fédération Ivoirienne de Football le 23 avril 2022, Yacine Idriss Diallo avait succédé à plusieurs années de turbulences institutionnelles ayant notamment conduit à la mise en place d’un Comité de normalisation.
Son élection avait été obtenue au terme d’un scrutin particulièrement disputé face notamment à Sory Diabaté et à l’ancien capitaine des Éléphants Didier Drogba. Yacine Idriss Diallo s’était finalement imposé au second tour devant Sory Diabaté.
Quatre ans plus tard, le président sortant entend donc solliciter une nouvelle fois la confiance des acteurs du football ivoirien.
Son premier mandat aura notamment été marqué par l’un des événements sportifs les plus importants de l’histoire récente du pays : le sacre de la Côte d’Ivoire lors de la Coupe d’Afrique des Nations 2023, disputée sur le sol ivoirien au début de l’année 2024.
Le 11 février 2024, les Éléphants avaient remporté leur troisième titre continental en s’imposant en finale face au Nigeria au stade Alassane Ouattara d’Ébimpé. Ce succès a permis à Yacine Idriss Diallo de rejoindre la liste restreinte des présidents de la FIF ayant remporté une Coupe d’Afrique des Nations sous leur mandat.
Le développement du football féminin parmi les priorités
Le mandat de l’équipe dirigeante actuelle a également été marqué par une volonté affichée de développer le football féminin et les catégories de jeunes.
En avril 2026, la Côte d’Ivoire a notamment accueilli les FIFA Series féminines, une compétition internationale utilisée par la sélection nationale féminine comme préparation aux grandes échéances continentales.
À cette occasion, la FIFA avait souligné les ambitions de la Fédération ivoirienne en matière de développement du football féminin ainsi que les différents programmes mis en œuvre avec le soutien de l’instance mondiale, notamment FIFA Forward, FIFA Arena et Football for Schools.
Yacine Idriss Diallo avait alors estimé que l’organisation d’une telle compétition constituait une reconnaissance du travail accompli par la Fédération durant les quatre années précédentes.
Le dirigeant avait également mis en avant les progrès réalisés chez les jeunes, notamment la participation de la sélection féminine U17 à une Coupe du monde et les ambitions de qualification des autres catégories.
« Consolider les acquis »
Dans son message annonçant le dépôt de sa candidature, Yacine Idriss Diallo dit mesurer pleinement les enjeux liés à cette nouvelle échéance électorale.
Il affirme vouloir poursuivre son engagement au service du football ivoirien et surtout « consolider les acquis » enregistrés durant son premier mandat.
Cette formule devrait constituer l’un des principaux axes de sa campagne.
Le président sortant devrait ainsi mettre en avant la stabilité institutionnelle retrouvée par la Fédération, les performances des différentes sélections nationales, le développement du football féminin et des jeunes, mais aussi le renforcement des relations entre la FIF, la FIFA, la Confédération africaine de football et les différentes composantes du football national.
La question du développement et de la professionnalisation des championnats locaux devrait également occuper une place centrale dans les débats précédant l’élection.
Les clubs de Ligue 1, Ligue 2, Division 3, les groupements d’intérêt, les acteurs du football amateur et les autres composantes de la Fédération attendront notamment des candidats des propositions sur le financement des clubs, les infrastructures, la formation, l’arbitrage et la valorisation économique du championnat ivoirien.
Malick Tohé aux côtés d’Idriss Diallo, un signal politique fort
La présence de Malick Tohé lors du dépôt du dossier constitue également l’un des faits politiques majeurs de cette candidature.
Premier vice-président de la FIF, ce dernier était présenté depuis plusieurs mois comme un potentiel adversaire de Yacine Idriss Diallo lors de l’élection du 12 septembre.
Encore en juin et juillet 2026, plusieurs publications évoquaient la possibilité d’une confrontation entre les deux responsables fédéraux.
Son apparition aux côtés du président sortant lors du dépôt de candidature donne désormais l’image d’un Comité exécutif cherchant à afficher son unité à quelques semaines du scrutin.
Yacine Idriss Diallo lui-même a choisi un vocabulaire particulièrement rassembleur en qualifiant Malick Tohé de « frère » dans son message public.
Cette séquence pourrait ainsi contribuer à renforcer la position du président sortant dans une élection où la capacité à rassembler les différentes familles du football ivoirien sera déterminante.
D’autres ambitions pourraient toutefois émerger
Si la candidature de Yacine Idriss Diallo apparaît désormais clairement établie, le paysage électoral pourrait encore connaître des évolutions.
Le nom de Souleymane Cissé a notamment émergé dans la presse ivoirienne début août comme celui d’un potentiel prétendant susceptible de présenter une alternative à l’équipe dirigeante actuelle.
Le dépôt et surtout la validation définitive des candidatures permettront donc de connaître avec précision la configuration du scrutin.
L’élection du 12 septembre sera particulièrement suivie compte tenu de la place centrale occupée par le football dans la société ivoirienne et des importantes échéances sportives qui attendent les Éléphants et les autres sélections nationales.
Une élection importante pour l’avenir du football ivoirien
Au-delà de la compétition entre dirigeants, le scrutin devra déterminer l’orientation du football ivoirien pour les prochaines années.
Formation des jeunes, professionnalisation des clubs, amélioration des championnats nationaux, développement du football féminin, infrastructures, financement, gouvernance, arbitrage et rayonnement international figurent parmi les principaux défis auxquels la prochaine équipe dirigeante devra répondre.
Yacine Idriss Diallo aborde cette nouvelle bataille électorale en revendiquant le bilan de quatre années passées à la tête de la Fédération et en mettant en avant une ligne politique reposant sur la continuité.
« Confiance », « détermination », « rassemblement » et « service » constituent les maîtres mots employés par le président sortant pour présenter sa démarche.
À un mois environ du scrutin, le dépôt officiel de son dossier marque ainsi le véritable lancement de sa campagne pour un nouveau mandat à la tête de la Fédération Ivoirienne de Football.
Le 12 septembre 2026, les acteurs du football ivoirien seront donc appelés à se prononcer sur la gouvernance qui conduira la FIF durant les prochaines années, dans un contexte où les attentes restent particulièrement fortes après le retour de la Côte d’Ivoire au sommet du football africain.
Source correspondant à Abidjan
