BearingPoint : comment monétiser de nouveaux services à destinations des entreprises et des particuliers [Etude]

Pour les entreprises du continent, le digital offre aujourd’hui l’opportunité de monétiser de nouveaux services à destination des entreprises ou des particuliers et d’en sécuriser les échanges. Par quelles stratégies et par quels moyens ? Eléments de réponse dans le livre blanc « Monétisation digitale en Afrique » que vient de publier le cabinet international de conseil BearingPoint.

Le rôle du digital comme accélérateur de la croissance en Afrique n’est plus à prouver. Son introduction dans les secteurs dits « traditionnels » a multiplié de manière remarquable le taux de rendement de ces derniers et la digitalisation fait aujourd’hui gagner en temps et en argent aux services proposés par les institutionnels et les entreprises à destination de leurs usagers et clients.

La toute récente étude du cabinet international de conseil BearingPoint « Monétisation digitale en Afrique » pose les bases d’une approche où le digital permet de réinventer les relations en passant du B2B au B2C, puis au B2B2x, l’abréviation B2B2x désignant l’activité des entreprises qui commercialisent des biens et des services auprès de sociétés tierces, qui les revendent elles-mêmes à leurs clients, entreprises ou au grand public. « Le digital offre l’opportunité de monétiser de nouveaux services à destination des entreprises ou des particuliers et de sécuriser les échanges de données et de valeur associés à ces nouveaux services », expliquent les experts de BearingPoint à l’origine de cette nouvelle étude.

De nouvelles opportunités pour les entreprises

Si la dernière décennie a été marquée par l’adoption progressive du digital dans les différents secteurs de l’activité économique du continent, la crise pandémique actuelle est venue rappeler aux Etats et aux entreprises que « la maîtrise des nouvelles technologies et la capacité à s’en servir permettent d’être plus flexible, réactif, efficace et inclusif ». Pour BearingPoint, les marchés évoluent trop vite pour qu’une entreprise, quelle que soit sa taille, puisse tout faire par elle-même. « L’enrichissement des offres de services nécessite de gérer la complexité et de réduire les coûts en automatisant et en intégrant fortement les services clés via une plateforme numérique. Nous appelons cela une fondation numérique B2B2X, car elle permet aux entreprises d’agréger, d’orchestrer et de facturer les services des partenaires de l’écosystème (la partie business-to-business, B2B) tout en créant de nouvelles offres clients (la partie business-to-consumer, B2C) », rapporte l’étude de BearingPoint.

Pour les entreprises, l’adoption du digital pour réinventer leurs relations B2B2X (business-to-businessto-consumer) est désormais une « impérieuse nécessité » avec trois principaux enjeux : la résilience qui doit être au cœur des priorités pour faire face aux incertitudes, tout en s’appuyant sur les nouvelles technologies ; la réinvention de nouveaux modèles de partenariats  susceptible d’aider à innover beaucoup plus rapidement et à moindres coûts ; et enfin, saisir les opportunités qu’offre le digital pour de nouvelles sources de création de valeur.

Réussir sa transition vers le digital…

Dans son étude sur le monétisation du digital sur le continent, BearingPoint pose bien évidemment la question de la stratégie et de moyens pour saisir ces nouvelles opportunités. A ce propose, l’équipe des experts du cabinet de conseil révèle un constat de taille. De nombreuses études ont conclu, « de façon flagrante », que les business models « qui s’appuient sur un écosystème permettent de réaliser des économies d’échelle considérables ». Pour alors réussir cette transition vers le digital – ou hybride – les experts de BearingPoint rappellent fortement que celle-ci « doit s’appuyer sur une vision stratégique qui dessine les tenants et les aboutissants de la transformation que l’entreprise doit opérer pour saisir les opportunités offertes par ce nouveau modèle cible ».

En termes de projection, le cabinet de conseil évoque aujourd’hui une nouvelle appelée « économie des plateformes ». « Elle offrirait aux différents secteurs d’activités qui l’adoptent de nombreux avantages déterminants sur les secteurs les plus conservateurs », explique BearingPoint. Au-delà de son architecture, ces plateformes digitales permettent notamment une grande flexibilité dans la mise en œuvre des idées innovantes, en vue de les éprouver commercialement avec un minimum de risques et de coûts ; une facilité de collaboration et d’innovation ; la capacité, pour les partenaires de l’écosystème, à lancer rapidement de nouveaux services numériques et à les monétiser ; et même celle à démarrer à une petite échelle et à évoluer rapidement vers une plus grande échelle.

Par la rédaction

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