Smart-grids : quels impacts sur la transition énergétique et le développement durable?

En Afrique, le digital est aujourd’hui un catalyseur du développement. Dans le secteur des énergies propres, les smarts-grids peuvent-ils pallier le déficit infrastructurel et accélérer l’accès à l’énergie dans les grands territoires du continent.

90 gigawatts. Le chiffre est faible, dérisoire, pour le volume de production d’électricité d’un continent. Un pays comme l’Espagne consomme aujourd’hui plus d’électricité que l’ensemble de l’Afrique subsaharienne. Et si l’on excepte l’Afrique du Sud, la consommation moyenne du continent se situe à 162 kWh, contre une moyenne mondiale de 7 000 kWh.

A ce jour, malgré les nombreux efforts fournis par les Etats, les bailleurs internationaux et les opérateurs publics-privés, l’amélioration du ratio d’accès universel à l’électricité n’est toueurs pas au rendez-vous : 2 Africains sur trois (soit quelque 650 millions de personnes) n’y ont pas accès. Et quand cette énergie propre existe, ou elle est chère, ou elle est surproduite et donc sujette aux multiples déperditions, avec les coûts qui s’en suivent.

Pour remédier à cette situation et faire face à la demande croissante en énergie électrique, l’on estime qu’il est nécessaire de multiplier par 5 l’offre d’électricité d’ici 2040. Les investissements devront certes être orientés vers la production et sa diversification, mais également vers l’augmentation de la taille des réseaux par des interconnexions et le développement des technologies renouvelables et numériques.

Des smart-grids pour éclairer et connecter de grands territoires

Avec les grandes disparités entre territoires et l’immense population rurale que compte l’Afrique (85%), l’implémentation de solutions off-grid offrent aujourd’hui des possibilités immenses pour réaliser, même à moitié, le rêve d’un accès universel à l’électricité sur le continent. Les investissements opérés dans le secteur des énergies propres par l’UE, l’AFD ou encore Business France en Côte d’Ivoire (Ecler Ivoire), en Tunisie (STEG) et au Sénégal (SENELEC) visent à « améliorer la compétitivité énergétique ainsi que les conditions de vie des populations grâce à la sécurisation de l’approvisionnement en électricité ».

Ces installations hors-réseau gagneraient-elles à être plus intelligentes, connectées ? Les smart-grids peuvent-ils améliorer la gestion de l’énergie et offrir une meilleure qualité de service ? Quelles économies peut-on gagner grâce aux réseaux intelligents ? Ces derniers facilitent l’intégration des énergies renouvelables ? Les smart-grids sont-ils une solution  susceptible de changer la vie de millions de personnes et de participer au développement durable du continent ?

Pour répondre à ces questions, La Tribune Afrique organise, le 2 mars 2021, en marge du Mobile World Congress, un Connect 54′, avec la participation de :

Loïse Tamalgo, vice-président en charge des relations publiques pour l’Afrique subsaharienne de Huawei Northern Africa

Thomas Samuel, fondateur-président de Sunna Design & Moon ;

Aubin N’goua, fondateur de la start-up Solar Box (Gabon) ;

– et Frédéric Pfister, directeur général de Neot Offgrid Africa.

Par la rédaction

Challenges Radio

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