Mercosur : la faiblesse de Macron à Paris limite son influence à Bruxelles
Le président de la République s’est exprimé à son arrivée au sommet informel de l’Union européenne, à Copenhague, qui intervient après une série d’incursions de drones dans plusieurs pays. Pour Emmanuel Macron, Moscou est devenu un « acteur très agressif ».
Il n’a pas prononcé le mot guerre mais celui de « confrontation ». Emmanuel Macron, arrivé ce mercredi 1er octobre 2025 à Copenhague (Danemark), pour un sommet informel de l’Union européenne, a commenté la situation internationale devant la presse, alors que les Vingt-Sept doivent décider de nouvelles mesures face à la menace russe.
S’il reconnaît que les récentes incursions de drones dans plusieurs pays, et notamment au Danemark, « n’ont pas été attribuées » formellement aux Russes, le président français estime que les Européens sont « dans une confrontation avec la Russie ».
« Un ensemble hybride dans le champ de la confrontation »
Pour Emmanuel Macron, la Russie est « depuis plusieurs années, un acteur très agressif dans notre espace informationnel, on l’a vu dans le cadre des élections, qui multiplie les attaques cyber, qui a lancé une guerre d’agression en Ukraine, qui utilise la menace nucléaire, qui aujourd’hui provoque dans des espaces aériens ». Cela constitue, selon le chef de l’État, « un ensemble hybride qui est dans le champ de la confrontation. »
Les Européens doivent « n’avoir aucune faiblesse » face à cette menace, estime Emmanuel Macron, qui rappelle que « toute violation de l’espace aérien européen » est susceptible de « représailles ».
Navire russe immobilisé : « Des fautes » de l’équipage
Emmanuel Macron a par ailleurs évoqué « des fautes très importantes commises » par l’équipage, après l’ouverture d’une enquête sur un pétrolier soupçonné de faire partie de la flotte fantôme russe et immobilisé au large de Saint-Nazaire, tout en restant « très prudent » sur son éventuelle implication dans un récent survol de drones au Danemark.
Source Ouest France
