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Le Premier ministre a indiqué jeudi 30 octobre vouloir « renégocier » l’accord franco-algérien de 1968, dénoncé un peu plus tôt dans la journée par l’Assemblée nationale après le vote d’une résolution du RN. Il a néanmoins rappelé que les traités relevaient de la compétence du président.
Sébastien Lecornu a déclaré jeudi 30 octobre 2025 qu’il fallait « renégocier » l’accord franco-algérien de 1968, dont la dénonciation a été demandée le même jour par l’Assemblée nationale dans le cadre d’une résolution présentée par le Rassemblement national (RN), rapporte l’Agence France-Presse (AFP).
« Il faut le renégocier parce qu’il appartient à une autre époque » et « on voit bien qu’on n’est plus du tout dans la même période », a déclaré le Premier ministre lors d’un déplacement à Carentan-les-Marais (Manche). Sébastien Lecornu a précisé néanmoins que « c’est le président de la République qui est garant des traités, qui les négocie et qui les signe » et que « la politique étrangère de la France […] n’est pas faite par des résolutions au Parlement ».
L’accord, signé six ans après la fin de la guerre d’Algérie (1954-1962), crée un régime d’immigration favorable pour les Algériens, qui n’ont pas besoin de visa spécifique pour rester plus de trois mois dans l’Hexagone et accèdent plus rapidement que les autres étrangers aux titres de séjour pour dix ans, y compris dans le cadre du regroupement familial.
La résolution du RN a été adoptée à une voix près. 185 députés ont voté pour, 184 ont voté contre. Si la proposition de résolution exprime une position, elle ne contraint pas le gouvernement à faire passer une loi en ce sens par la suite.
« Le président ne peut ignorer ce vote »
Le patron des Républicains et ancien ministre de l’Intérieur, Bruno Retailleau, a quant à lui appelé le président Emmanuel Macron à « ne pas ignorer » le vote de l’Assemblée nationale et l’a également incité à faire preuve de « fermeté » avec Alger.
« Le président de la République, qui a choisi de s’en remettre à la démocratie parlementaire pour sortir de la crise politique, ne peut ignorer ce vote », a affirmé Bruno Retailleau dans un communiqué.
Ce vote à l’assemblée intervient alors que Paris et Alger sont empêtrés depuis plus d’un an dans une crise diplomatique. Les relations entre les deux pays sont au plus bas depuis l’été 2024 et la reconnaissance par la France d’un plan d’autonomie « sous souveraineté marocaine » pour le Sahara occidental.
L’arrestation en novembre 2024 à Alger de l’écrivain franco-algérien Boualem Sansal, accusé d’avoir repris à son compte la position du Maroc dans ce conflit, a aggravé les tensions. Avant une nouvelle crise en janvier 2025 avec l’interpellation en France de plusieurs influenceurs algériens pour avoir appelé à des actes violents, souvent à l’encontre d’opposants au pouvoir algérien. La France reproche par ailleurs à son ancienne colonie de refuser de reprendre ses ressortissants visés par une obligation de quitter le territoire français (OQTF).
Source Ouest France
