Importante journée de mobilisation sociale en vue. Un front intersyndical composé notamment de la CGT, la FSU et Solidaires appelle à une grève interprofessionnelle ce mardi pour contester le projet de loi de finances (PLF) 2026 jugé « socialement injuste ». Plusieurs secteurs sont concernés.
Les organisations syndicales mettent en avant des revendications axées sur la justice sociale et fiscale, demandent l’abandon des plans de suppressions de postes et plaident pour une revalorisation générale des salaires afin de compenser la stagnation du point d’indice.
« Il faut absolument que les travailleuses et les travailleurs soient de la partie pour que le débat budgétaire soit sous la pression de la mobilisation », déclarait à ce sujet Sophie Binet, numéro 1 de la CGT, le 12 novembre dernier.
Dans quelles villes ?
Selon un communiqué de l’intersyndicale, l’appel vise l’ensemble des salariés des secteurs publics et privés, mais aussi les retraités, les demandeurs d’emploi et les jeunes. À ce stade, les préavis de grève déjà déposés concernent surtout la fonction publique.
De nombreux rassemblements sont prévus dans plusieurs villes : Bordeaux, Lens, La Rochelle, Dijon, Châteaubriant, Douai, Rouen ou encore Le Havre. Les lieux et horaires précis seront communiqués par les unions départementales dans les jours précédant la mobilisation.
Les transports au ralenti
Dans les villes concernées, les syndicats conseillent de se renseigner sur d’éventuelles perturbations du trafic automobile ou de transports, notamment en utilisant les sites et applications officielles des réseaux dédiés de transports.
Un préavis de grève a été déposé à la RATP, couvrant la période de lundi 18 heures jusqu’à mercredi 7 heures. Plusieurs lignes de métro, de bus et de tramways pourraient fonctionner de manière réduite, affirme l’intersyndicale. « ll n’y aura pas d’impact sur le trafic le 2 décembre », rassure pour sa part un porte-parole de la Régie. Du côté de la SNCF, la CGT Cheminots évoque des retards et suppressions de trains possibles sur son réseau ferroviaire. Les prévisions officielles pour la journée de mardi seront communiquées lundi à 17 heures.
Concernant le secteur aérien, deux syndicats minoritaires de pilotes d’Air France devraient se mobiliser mardi et mercredi pour dénoncer des suppressions de poste au sein de la compagnie aérienne.
Et dans les écoles ?
Comme à chaque journée de mobilisation, l’Éducation nationale fera partie des secteurs les plus mobilisés. Des absences d’enseignants et des fermetures de classes sont à prévoir. Certaines écoles pourraient assurer un service minimum pour accueillir les élèves, d’autres seront entièrement fermées. Les cantines scolaires, accueils du matin et du soir ainsi que les activités périscolaires devraient aussi être perturbés.
Les syndicats dénoncent plus de 4 000 suppressions de poste dans le secondaire, ainsi que de larges réductions d’effectifs dans le primaire. Les crèches municipales vont également fonctionner au ralenti dans certaines communes. Certaines fermeront entièrement.
Hôpitaux, administrations publiques…
Les services de certaines administrations et services publics seront également impactés par cette journée de mobilisation, puisque le préavis concerne la fonction publique d’État et territoriale. Certains guichets pourraient fermer et des rendez-vous pourraient être reportés, comme pour faire un titre d’identité par exemple.
Enfin, dans certains établissements de santé, comme des hôpitaux, l’intersyndicale indique la mise en place d’un service minimum, avec une présence limitée d’agents qui ne sont pas grévistes.
Source le Parisien
