Alors que le pays sud-américain peine à relancer son économie depuis la capture de son ex-président, Nicolás Maduro, ses réserves pétrolières attirent les convoitises
L’or noir du Venezuela au cœur de tractations géopolitiques. Alors que le pays sud-américain cherche à relancer son économie après la capture du président Nicolas Maduro, le 3 janvier dernier, Donald Trump a annoncé, hier, que les investissements chinois dans l’industrie pétrolière vénézuélienne seraient les « bienvenus
« Nous allons vendre beaucoup de pétrole, et nous en prendrons une partie, et ils [les Vénézuéliens] en prendront beaucoup, et ils vont très bien s’en sortir. Ils vont gagner plus d’argent qu’ils n’en ont jamais gagné, et ce sera bénéfique pour nous », a-t-il affirmé.
Une nouvelle loi sur les hydrocarbures
Sous la présidence de Maduro, la Chine était le principal acheteur de pétrole vénézuélien. Mais la capture du chef d’Etat par les Etats-Unis avait été condamnée par le ministère chinois des Affaires étrangères, et avait rendu incertain l’avenir des relations entre Pékin et Caracas.
Mais sous la pression américaine, le Venezuela, qui dispose des plus grandes réserves pétrolières de la planète, a finalement réformé, le 28 janvier, sa loi sur les hydrocarbures, ouvrant le secteur au privé. Et permettant ainsi, à la présidente par intérim du pays, Delcy Rodriguez, de conclure un accord de coopération énergétique avec l’Inde, entrée en vigueur dès le lendemain.
« L’Inde arrive et elle va acheter du pétrole vénézuélien plutôt que de l’acheter à l’Iran, donc nous avons déjà conclu cet accord, le principe de l’accord. Mais la Chine est la bienvenue pour venir acheter du pétrole », a déclaré le président américain, Donald Trump, en réaction à la signature de ce texte.
Un accord possible avec Cuba
Dans la foulée, Donald Trump a également laissé entendre que les États-Unis prévoyaient de conclure un « accord » avec Cuba après avoir menacé de frapper de droits de douane, les pays vendant du pétrole à La Havane.
« Je pense qu’ils viendraient probablement vers nous et voudraient conclure un accord pour que Cuba redevienne libre », a-t-il déclaré assuré à propos des dirigeants cubains. « Je pense que nous allons conclure un accord avec Cuba. Je pense, vous savez, que nous serons généreux », a-t-il ajouté.
