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Une réunion sans heurts avec Volodymyr Zelensky et une signature au bas d’un document promettant la fermeté face à la Russie: Donald Trump a pris au sommet du G7 un virage inattendu en faveur de l’Ukraine. A voir s’il durera et se concrétisera.
Le président américain s’ennuie habituellement pendant ces sommets internationaux, mais à Evian en France, ménagé voire choyé par son hôte Emmanuel Macron et les autres dirigeants, il a pour une fois joué le jeu du multilatéralisme, au profit de Kiev, et à la grande satisfaction des Européens.
Le dirigeant républicain, réjoui par la conclusion d’un accord avec l’Iran, a même loué l’organisation « fantastique » de l’événement.
« C’est un changement extrêmement important dans l’attitude des Etats-Unis à l’égard de l’Ukraine », veut croire une source diplomatique européenne.
Adoptant la vision du monde binaire et belliqueuse du président américain, elle a résumé: « Pour Trump le +loser+, aujourd’hui, c’est Poutine, et le +winner+ c’est Zelensky », au vu des dernières évolutions sur le champ de bataille.
Le milliardaire républicain, qui affirme volontiers être proche du président russe Vladimir Poutine, a accepté un échange prolongé et improvisé avec les présidents français et ukrainien Volodymyr Zelensky.
Ce dernier lui a montré les photos d’une cathédrale orthodoxe emblématique de Kiev touchée lundi par des frappes russes.
De quoi en appeler à la fois au fonctionnement extrêmement visuel de Donald Trump et à sa promesse de défendre les chrétiens dans le monde.
Pendant le sommet, les partenaires des Etats-Unis ont aussi mis en avant son accord pour que des entreprises américaines accordent des « licences » pour la production en Ukraine de missiles de longue portée. Mais le président américain s’est publiquement seulement dit prêt à l’envisager.
– « C’est moi le patron » –
Celui qui a pour habitude d’ignorer, voire de déchirer les communiqués dont accouchent ces grands-rendez vous diplomatiques, a cette fois signé une déclaration commune des sept dirigeants sur l’Ukraine.
Sa versatilité légendaire pourrait-elle le conduire à un nouveau revirement ? « Il a toujours fait ce à quoi il s’engageait », a assuré Emmanuel Macron, lui réitérant sa « confiance ».
Source AFP
