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L’Iran et les États-Unis ont accepté de cesser de s’attaquer « pour le moment », a affirmé ce dimanche 28 juin le média américain Axios, citant des responsables américains. Cette source précisait qu’une rencontre était prévue au Qatar mardi afin de résoudre leurs différends concernant le détroit d’Ormuz.
Une information démentie ce lundi 29 juin par le vice-ministre iranien des Affaires étrangères Kazem Gharibabadi. Aucune réunion entre l’Iran et les États-Unis « n’est prévue cette semaine » au Qatar, a-t-il dit, selon des propos rapportés par la télévision d’État iranienne.
« Aucune réunion technique des groupes de travail n’est prévue cette semaine », a martelé ce responsable, évoquant des informations « incorrectes ».
« Nous avons décidé d’arrêter toutes les activités cinétiques »
Malgré le protocole d’accord signé le 17 juin, les deux pays ont échangé des frappes ces derniers jours en s’accusant mutuellement de violer leur cessez-le-feu, avec le contrôle d’Ormuz au cœur des tensions.
« Nous avons décidé d’arrêter toutes les activités cinétiques », a néanmoins déclaré un haut responsable américain à Axios, utilisant le terme militaire pour désigner des frappes. Un deuxième responsable des États-Unis a assuré au média que les deux parties cessaient les attaques « pour le moment » et que « les navires pou (vaient) circuler librement » dans le détroit, alors que les pourparlers pour une fin durable au conflit se poursuivent.
Ces deux responsables et une troisième source ayant connaissance du dossier avaient confirmé qu’Iraniens et Américains se rencontreraient mardi au Qatar, toujours selon Axios. Le média CNN avait également rapporté des propos similaires d’un responsable de l’administration Trump.
Passage des navires contre levée du blocus des ports
« Il est prévu que les discussions techniques continuent sur tous les points du protocole d’accord. Les deux parties vont cesser (leurs attaques) pour le moment et les navires peuvent circuler librement » dans le détroit d’Ormuz et autour, avait aussi indiqué un responsable américain dimanche soir à l’AFP.
Selon leur protocole d’accord, l’Iran s’engage à permettre le passage des navires commerciaux en sécurité dans le détroit d’Ormuz, tandis que les États-Unis acceptent de lever leur blocus des ports iraniens. Samedi soir, le président américain est retourné aux menaces, affirmant que l’Iran « cesserait d’exister » si les États-Unis décidaient de repartir en guerre.
Téhéran n’autorise cependant qu’un seul couloir de passage, le long de ses côtes, et menace de s’en prendre à tout navire contrevenant. « Aucune autre institution ni aucun autre pays » que l’Iran n’est « responsable » de la gestion du détroit, a martelé dimanche le chef de la diplomatie Abbas Araghchi. « Toute ingérence » dans la gestion du détroit conduira « à des retards dans (sa) réouverture et augmentera les tensions », a-t-il lancé.
L’Iran a vu d’un mauvais œil l’annonce par Oman de l’ouverture d’une voie de navigation alternative temporaire, présentée comme une initiative concertée avec l’ONU pour évacuer les marins et navires bloqués. Des dizaines de bateaux l’ont empruntée cette semaine.
Et depuis jeudi, deux navires ont été touchés par des projectiles d’origine inconnue – des attaques attribuées à Téhéran par l’armée américaine qui a riposté deux jours de suite en bombardant l’Iran. Téhéran a de son côté répliqué en tirant missiles et drones vers ses voisins du Golfe, notamment le Koweït et Bahreïn.
Source Parisien
