Coupe du Monde 2026 : l’Espagne a-t-elle réalisé le plus grand parcours de l’histoire ?
Au terme d’un scénario cruel pour les Léopards, l’Angleterre a dû puiser dans ses ressources pour renverser la République démocratique du Congo (2-1), mercredi au Mercedes-Benz Stadium d’Atlanta, et décrocher son billet pour les huitièmes de finale de la Coupe du monde 2026. Longtemps héroïque grâce aux exploits de son gardien Lionel Mpasi et à une organisation défensive remarquable, la sélection congolaise a finalement cédé face au réalisme de son capitaine Harry Kane, auteur d’un doublé décisif.
Une entame parfaite pour les Léopards
Dès les premières minutes, les hommes de Sébastien Desabre ont démontré qu’ils n’étaient pas venus en victimes expiatoires. Profitant d’une hésitation de la défense anglaise, Brian Cipenga ouvrait le score dès la 7e minute, faisant exploser de joie les milliers de supporters congolais présents dans les tribunes.
Ce but précoce plongeait les Three Lions dans le doute. Favoris de cette rencontre, les Anglais multipliaient les offensives sans parvenir à tromper une défense congolaise parfaitement organisée autour d’un Lionel Mpasi impérial.
Lionel Mpasi, un mur infranchissable
Pendant plus d’une heure, le gardien congolais a réalisé une prestation de très haut niveau.
Face à Harry Kane, Jude Bellingham, Marcus Rashford ou encore les autres attaquants anglais, Mpasi a multiplié les interventions spectaculaires. Arrêts réflexes, sorties aériennes impeccables, plongeons décisifs : le portier des Léopards semblait capable de repousser toutes les tentatives anglaises.
À plusieurs reprises, il a retardé ce qui paraissait pourtant inévitable, maintenant son équipe devant au tableau d’affichage alors que la pression anglaise devenait de plus en plus intense. Sa performance restera sans doute comme l’une des plus remarquées de cette phase à élimination directe.
Kane finit par trouver la faille
Mais les grands attaquants finissent souvent par faire la différence dans les grands rendez-vous.
À la 75e minute, Anthony Gordon délivrait un centre parfaitement dosé que Harry Kane reprenait de la tête pour égaliser. Un but qui relançait totalement les Three Lions et brisait enfin la résistance congolaise.
Poussée par cet élan, l’Angleterre accentuait encore sa domination. Alors que les Léopards semblaient tenir la prolongation, Harry Kane frappait une nouvelle fois à la 86e minute d’une puissante frappe qui ne laissait cette fois aucune chance à Lionel Mpasi.
Le capitaine anglais signait ainsi son doublé et offrait une qualification précieuse à son équipe.
Une RDC éliminée mais immense
Malgré cette élimination, la République démocratique du Congo quitte la compétition avec les honneurs.
Les Léopards auront fait trembler l’une des grandes nations du football mondial pendant près de 80 minutes. Leur discipline tactique, leur engagement et leur solidarité ont longtemps laissé croire à un exploit historique.
Lionel Mpasi, auteur d’une prestation exceptionnelle, sort grandi de cette rencontre, tout comme l’ensemble du collectif congolais qui aura démontré que le football africain est désormais capable de rivaliser avec les meilleures sélections du monde.
L’Angleterre passe, mais sans convaincre
Si la qualification est assurée, cette victoire laisse apparaître certaines fragilités chez les hommes de Thomas Tuchel.
Bousculés durant une grande partie de la rencontre, les Anglais ont souffert face au pressing et à la rigueur défensive des Congolais. Sans l’expérience et le sang-froid de Harry Kane, les Three Lions auraient pu connaître l’une des plus grandes désillusions de leur histoire en Coupe du monde.
Grâce à ce succès, l’Angleterre poursuit néanmoins son aventure et retrouvera le pays coorganisateur, le Mexique, en huitièmes de finale. De son côté, la RDC quitte le tournoi la tête haute, après avoir écrit l’une des plus belles pages de son histoire mondiale et gagné le respect de la planète football.
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