Signé le 16 octobre 2026 à Bangkok, le premier accord-cadre pluriannuel entre la Côte d’Ivoire et le Fonds de l’OPEP pour le développement international prévoit jusqu’à 500 millions de dollars de financements sur la période 2026-2029. Les infrastructures, l’agriculture et la transformation économique figurent parmi les priorités.
La Côte d’Ivoire franchit une nouvelle étape dans la mobilisation des ressources destinées à son Plan national de développement (PND) 2026-2030. Le ministre du Plan et du Développement, Souleymane Diarrassouba, et le président du Fonds de l’OPEP pour le développement international, Abdulhamid Alkhalifa, ont signé un accord-cadre en marge des Assemblées annuelles de la Banque mondiale et du Fonds monétaire international, à Bangkok.
Ce partenariat porte sur une enveloppe pouvant atteindre 500 millions de dollars pour 2026-2029. Jusqu’à 3 millions de dollars de dons supplémentaires sont prévus pour financer les études des projets prioritaires. Selon le ministère ivoirien, il s’agit du premier cadre pluriannuel de coopération conclu entre les deux parties.
Le dispositif repose sur deux grandes orientations. La première vise à élargir l’accès à des infrastructures capables de mieux résister aux effets du changement climatique, dans les domaines de l’énergie, de l’eau, de l’assainissement, des transports et de la santé. La seconde concerne la transformation économique, à travers le développement agricole, l’appui au secteur privé, l’accès au financement, la formation et le renforcement des institutions.
Pour accompagner ces priorités, le Fonds prévoit de mobiliser des financements au secteur public, des instruments de financement du commerce, des dons et une assistance technique. L’objectif annoncé est de soutenir l’investissement et de développer les perspectives économiques, notamment dans les communautés insuffisamment desservies.
La signature concrétise une démarche engagée plusieurs mois auparavant. Dès le 9 avril 2026, lors d’une audience à Abidjan avec Mahmoud Khene, directeur Afrique du Fonds, une enveloppe de 500 millions de dollars avait été annoncée. Souleymane Diarrassouba avait alors insisté sur la coordination avec les ministères sectoriels et sur l’accélération des décaissements, afin de traduire les engagements financiers en résultats pour les populations.
L’accord ouvre ainsi une programmation sur plusieurs années. Il ne signifie toutefois pas que l’intégralité des fonds a été décaissée à la signature. Le ministère souligne que la mobilisation des ressources dépendra d’une instruction rigoureuse des dossiers. Les dons consacrés aux études doivent précisément contribuer à préparer les projets prioritaires. Le portefeuille actif du Fonds en Côte d’Ivoire comprend déjà deux opérations agricoles totalisant 79 millions de dollars.
Cette stratégie s’inscrit dans l’ambition ivoirienne d’accéder au groupe des pays à revenu intermédiaire de la tranche supérieure à l’horizon 2030. Pour Abdulhamid Alkhalifa, la coopération doit permettre d’améliorer les infrastructures et les services publics tout en créant davantage de possibilités pour les entreprises et les populations.
L’enjeu sera désormais de transformer cette enveloppe en projets réalisables, puis en équipements et services accessibles. La préparation des dossiers, la capacité d’exécution et le suivi des résultats seront déterminants pour donner à ce partenariat sa portée concrète.
Source Ministère
