Côte d’Ivoire : le gouvernement et la FENKACI préparent le premier Salon national du karité

La filière karité veut accélérer sa structuration, sa transformation locale et l’autonomisation économique des femmes

Abidjan, 22 septembre 2026 – La Côte d’Ivoire entend renforcer la visibilité et la structuration de sa filière karité. Le ministre de la Communication, Amadou Coulibaly, s’est entretenu, mardi 22 septembre 2026, avec Mme Kouadio-Koné Minafoun Pinguey, présidente de la Fédération Nationale du Karité de Côte d’Ivoire (FENKACI), autour de la première édition du Salon National du Karité (SNKA), prévue les 13 et 14 octobre 2026 à Abidjan.

Cette rencontre a notamment porté sur les préparatifs du salon, mais également sur les perspectives de développement d’une filière qui occupe une place importante dans l’économie des zones rurales et constitue une source d’activités et de revenus pour de nombreuses femmes.

Un premier Salon national pour fédérer les acteurs

La première édition du Salon National du Karité doit se tenir au Palais des Congrès du Sofitel Abidjan Hôtel Ivoire, autour du thème : « Quel écosystème pour le développement durable de la filière karité en Côte d’Ivoire ? »

L’événement, porté par la FENKACI, ambitionne de réunir producteurs, coopératives, transformatrices, industriels, chercheurs, investisseurs, entrepreneurs, institutions publiques ainsi que partenaires techniques et financiers.

Au-delà de son caractère promotionnel, le SNKA entend devenir une plateforme de réflexion, de rencontres d’affaires et de création de partenariats autour de la chaîne de valeur du karité.

Les organisateurs veulent notamment favoriser la transformation locale, l’amélioration de la qualité des produits, l’accès aux marchés, l’innovation, le financement des acteurs et l’industrialisation progressive du secteur.

Amadou Coulibaly annonce l’accompagnement du ministère

Au cours de l’entretien avec la présidente de la FENKACI, le ministre Amadou Coulibaly a été informé des principaux enjeux liés à l’organisation de cette première édition.

Conscient du potentiel économique et social de la filière, il a assuré la Fédération de l’accompagnement du ministère de la Communication afin de contribuer à la visibilité et au succès de l’événement.

Cette mobilisation autour du SNKA intervient dans un contexte où la Côte d’Ivoire cherche à mieux structurer la filière et surtout à accroître la valeur ajoutée créée localement.

L’enjeu consiste ainsi à aller progressivement au-delà de la collecte et de la commercialisation de la matière première pour développer davantage d’activités de transformation.

Le karité, un levier d’autonomisation des femmes

La dimension sociale constitue l’un des principaux enjeux du développement de la filière.

Dans les zones de production, les femmes occupent une place centrale dans la collecte des noix, leur transformation ainsi que la commercialisation des produits dérivés. Le développement d’une chaîne de valeur plus structurée peut donc contribuer à renforcer leurs revenus et leur autonomie économique.

Lors du lancement du SNKA en août dernier, Mme Kouadio-Koné Minafoun Pinguey avait insisté sur cette dimension, présentant le karité comme une richesse à la fois naturelle, économique, environnementale et humaine.

Le Salon national doit ainsi permettre de mieux valoriser le savoir-faire des productrices et des transformatrices tout en facilitant leur accès aux équipements modernes, aux financements, à la formation et aux débouchés commerciaux.

Transformer davantage en Côte d’Ivoire

L’un des défis majeurs reste désormais celui de la transformation locale.

La valorisation industrielle du karité pourrait permettre de développer en Côte d’Ivoire une gamme plus importante de produits destinés notamment aux industries cosmétique, agroalimentaire et pharmaceutique.

Une transformation accrue sur le territoire national permettrait également de conserver une part plus importante de la valeur ajoutée, de créer des emplois dans les régions productrices et de favoriser l’émergence de petites et moyennes entreprises spécialisées.

Cette ambition suppose cependant de poursuivre la structuration des organisations professionnelles, d’améliorer la qualité et la traçabilité, de faciliter l’accès aux équipements de transformation et de renforcer les liens entre producteurs, industriels, investisseurs et marchés.

Un enjeu de développement pour les régions du Nord

Au-delà de la seule dimension agricole, le développement du karité peut constituer un véritable instrument d’aménagement économique des territoires.

Dans plusieurs régions du Nord ivoirien, une meilleure organisation de la filière pourrait favoriser la création d’unités de collecte et de transformation, générer de nouvelles activités économiques et renforcer les revenus des communautés rurales.

L’émergence d’un véritable écosystème industriel autour du karité pourrait également stimuler les secteurs connexes : transport, emballage, logistique, stockage, certification, commerce et exportation.

Le défi sera donc de construire une chaîne de valeur capable de relier efficacement les productrices rurales aux entreprises de transformation et aux marchés nationaux et internationaux.

Le SNKA comme vitrine du karité ivoirien

Prévu les 13 et 14 octobre 2026, le premier Salon National du Karité apparaît ainsi comme une étape importante dans cette dynamique.

Conférences, panels, ateliers, expositions, rencontres B2B et espaces consacrés à l’innovation et à l’entrepreneuriat doivent permettre aux différents acteurs de confronter leurs expériences et d’identifier de nouvelles opportunités de coopération.

Pour la FENKACI, l’objectif est de contribuer à faire émerger une filière plus structurée, compétitive et durable, capable d’attirer les investissements tout en améliorant les conditions économiques des acteurs situés à la base de la chaîne de valeur.

À travers l’accompagnement annoncé du ministère de la Communication et la mobilisation des institutions et organisations professionnelles, le karité ivoirien cherche désormais à changer d’échelle.

L’enjeu dépasse la réussite d’un salon : il s’agit de faire de cette ressource naturelle un véritable moteur de transformation économique régionale, de création d’emplois, d’industrialisation locale et d’autonomisation des femmes en Côte d’Ivoire.

Source Ministère de la Communication

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