Dans l’hémicycle, le ministre de l’Économie Éric Lombard a embrayé : « Non, nous ne créerons pas de nouvel impôt local. D’ailleurs, nous ne créerons pas de nouvel impôt tout court ». L’ancien patron de la Caisse des dépôts a défendu la suppression de la taxe d’habitation « qui a sauvé les villes-centres, parce qu’on sait très bien l’effet d’éviction que cela avait, notamment sur les ménages les plus modestes qui, pour éviter une taxe d’habitation élevée, aillaient en périphérie ».
« Il est nécessaire non seulement de ne pas augmenter les impôts des ménages et des entreprises mais aussi de gérer les finances publiques parce que le danger qui est devant nous, c’est bien le poids de notre endettement et la charge de cet endettement sur le budget », a poursuivi le locataire de Bercy. Celui-ci est d’ailleurs à la recherche de 40 milliards d’euros d’économies pour boucler le budget 2026.
La « contribution modeste » pour financer les services publics des communes évoquée par le ministre de l’Aménagement du territoire François Rebsamen ne devrait pas voir le jour. C’est ce qu’a affirmé François Bayrou ce mardi 29 avril. « Il n’y a aucune mesure d’impôt nouveau, qui est soit en préparation secrète ou discrète, parce que je pense que ce n’est pas la méthode à suivre », a-t-il déclaré à l’Assemblée nationale.
Dans un entretien à Ouest-France ce dimanche 26 avril, François Rebsamen avait jeté un pavé dans la mare. Lui aussi avait exclu le retour de la taxe d’habitation. Mais il avait envisagé un nouvel impôt local, pour « renouer le lien » entre les collectivités et les citoyens qui y résident.
Source JDD
