Allemagne: patrons et gouvernement main dans la main pour relancer l’économie à coups de milliards

Les plus grandes entreprises allemandes, rassemblées au sein d’une initiative baptisée « Made in Germany », ont annoncé lundi 21 juillet un plan d’investissement de 100 milliards d’euros, sous l’œil satisfait du chancelier Friedrich Merz, avec un objectif : rendre l’Allemagne de nouveau attractive.

En Allemagne, le chancelier et les patrons se retrouvent main dans la main pour tenter de relancer l’économie. Devant les journalistes et un parterre de patrons, le Friedrich Merz l’assure: « Deustchland ist zuruck », comprenez : l’Allemagne est de retour. Le plan nommé « Made in Germany », présenté ce lundi par une soixantaine des plus grandes entreprises du pays prévoit d’injecter 100 milliards d’euros dans un ensemble de nouveaux projets à travers le pays.

Des engagements qui s’ajoutent à des investissements plus larges. Les entreprises membres du plan se sont engagées à investir à hauteur de 631 milliards d’euros « dans la croissance économique de l’Allemagne d’ici 2028 », comprenant ces 100 milliards d’euros déjà mentionnés, d’autres dépenses déjà engagées et de nouveaux projets à venir, selon un communiqué commun.

« Nous voulons montrer le potentiel de l’Allemagne »

Une somme indispensable pour relancer l’économie allemande, explique le PDG de la Deutsche Bank, Christian Sewing. « La croissance ne peut pas être uniquement stimulée par le gouvernement, a-t-il justifié dans une interview accordée à Bloomberg. Nous voulons montrer le potentiel de l’Allemagne, et c’est pourquoi nous avons lancé cette initiative qui nous a permis de collecter plus de 600 milliards d’euros d’investissements auprès de 61 entreprises. Nous avons tous le même objectif : avoir enfin de la croissance et de la compétitivité en Allemagne et en Europe. » 

Le redressement de l’économie allemande, qui stagne depuis plus de sept ans, est l’une des priorités de la coalition entre conservateurs et sociaux-démocrates au pouvoir depuis début mai. Car l’Allemagne sort de deux années de récession et les grandes industries du pays comme l’automobile et la chimie sont confrontées à des prix de l’énergie plus élevés que leurs concurrents étrangers. Le tout alors que les patrons dénoncent une bureaucratie toujours plus coûteuse.

Depuis avril, ces derniers peuvent compter sur le nouveau chancelier Friedrich Merz qui prévoit de baisser d’un côté les taxes et d’alléger les réglementations pour les entreprises. Tout en investissant en parallèle plusieurs centaines de milliards d’euros pour moderniser la défense et les infrastructures du pays. Il a pour cela brisé un tabou en assouplissant les règles nationales strictes encadrant les déficits publics.

Source RFI

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