Mercosur : la faiblesse de Macron à Paris limite son influence à Bruxelles
Ce lundi 5 janvier, c’est le traditionnel petit déjeuner de rentrée, place Beauvau, avant de se rendre à pied, à l’Elysée, pour le premier Conseil des ministres de l’année. Et parmi les priorités du gouvernement figurent encore et toujours le budget. Une loi spéciale a été votée en fin d’année dernière pour assurer la continuité de l’État, mais les parlementaires vont devoir trouver une issue dans les jours à venir.
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« Il est temps qu’on passe à autre chose », s’impatiente le ministre de l’Economie Roland Lescure. D’autant que la loi spéciale votée fin décembre coûte à l’État plusieurs milliards d’euros, selon Bercy. Quelles sont les solutions pour le gouvernement s’il veut avancer ? Sans accord entre les différents groupes à l’Assemblée nationale, le recours au 49-3 apparaît, de plus en plus, être la solution envisageable.
« Il faut un outil pour se sortir du bourbier »
Certains ministres s’y opposent encore officiellement, mais Amélie de Montchalin, la ministre de l’Action et des Comptes publics, a ouvert la porte à cette opportunité dans les colonnes du Journal du dimanche. « Tout le monde a en tête qu’il faut un outil pour se sortir du bourbier », a confié la ministre.
L’enjeu pour le gouvernement est d’offrir suffisamment de garanties au PS pour obtenir un accord de non-censure. Une menace que l’exécutif espère voir s’éloigner à l’approche des municipales. Si cet obstacle était enfin franchi, Sébastien Lecornu aimerait lancer d’autres chantiers, comme un projet de loi visant à interdire les réseaux sociaux aux moins de 15 ans, ou la mise en place d’une allocation sociale unifiée.
Source Europe 1
