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L’Iran pousse les BRICS à adopter une position plus claire
L’Iran a profité de la réunion des ministres des Affaires étrangères des BRICS à New Delhi pour demander un soutien politique plus ferme contre Washington et Israël. Reuters a rapporté que le ministre des Affaires étrangères Abbas Araqchi a exhorté les pays des BRICS à condamner explicitement ce qu’il a qualifié de violations du droit international par les États-Unis et Israël, décrivant l’Iran comme victime d’« expansionnisme illégal et d’une politique belliciste ».
Cet appel est important car il montre que Téhéran cherche à élargir le champ de bataille diplomatique au-delà des discussions directes avec Washington. En portant le dossier devant les BRICS, l’Iran cherche l’appui d’un groupe plus large de puissances émergentes à un moment où le cessez-le-feu reste fragile et où les répercussions régionales continuent de s’aggraver. Il s’agit d’une déduction fondée sur les informations de Reuters concernant les propos d’Araqchi et le contexte de la réunion.
Les tensions au sein des BRICS étaient visibles à New Delhi
La réunion était inhabituellement tendue, car certains pays présents avaient des positions très opposées sur le conflit. Reuters a rapporté qu’Araqchi a accusé les Émirats arabes unis d’être directement impliqués dans des opérations militaires contre l’Iran, alors même que des responsables émiratis participaient à ce même rassemblement BRICS+.
Cela rend beaucoup plus difficile l’adoption d’une déclaration commune des BRICS. Reuters a noté que le bloc fonctionne par consensus, et l’écart entre l’Iran et les Émirats arabes unis pourrait compliquer la recherche d’un langage commun sur la guerre.
Le naufrage d’un navire battant pavillon indien a fait monter les enjeux
Le risque maritime a été mis en évidence par un autre incident au large d’Oman. Reuters a rapporté qu’un navire battant pavillon indien, en route de la Somalie vers les Émirats arabes unis, a coulé dans les eaux omanaises après un incendie à bord, même si les 14 membres d’équipage ont tous été secourus par les garde-côtes omanais. La société britannique de gestion des risques maritimes Vanguard a indiqué qu’il s’agissait d’une explosion probablement causée par une attaque de drone ou de missile.
L’Inde a ensuite qualifié cette attaque d’« inacceptable », soulignant que même les pays qui cherchent à maintenir une position diplomatique équilibrée sont entraînés plus directement dans les conséquences du conflit.
L’Inde met l’accent sur le transport maritime et les sanctions
En tant que présidente des BRICS pour 2026, l’Inde a adopté une ligne plus prudente que l’Iran. Reuters a rapporté que le ministre des Affaires étrangères Subrahmanyam Jaishankar a insisté sur la nécessité d’assurer des flux maritimes sûrs et sans entrave à travers le détroit d’Ormuz et la mer Rouge, tout en critiquant les mesures coercitives unilatérales et les sanctions qui touchent de manière disproportionnée les pays en développement.
Cela reflétait la propre exposition de l’Inde à la crise. Reuters a indiqué que l’Inde a subi de graves perturbations de ses approvisionnements et perdu des marins dans des attaques contre des navires dans le golfe Persique, ce qui rend la sécurité du transport maritime et l’accès à l’énergie plus urgents pour New Delhi que les simples déclarations du bloc.
La question immédiate est de savoir si les BRICS peuvent produire une position commune réellement significative. L’Iran veut une condamnation ferme des États-Unis et d’Israël, tandis que l’Inde insiste sur la stabilité maritime et la diplomatie, et les divisions avec les Émirats arabes unis restent ouvertes.
Pour l’instant, la principale conclusion est que les pressions diplomatiques et maritimes liées à la guerre se heurtent dans le même forum. L’Iran demande aux BRICS de prendre parti, mais le naufrage du navire battant pavillon indien rappelle que, pour de nombreux pays, l’enjeu le plus urgent n’est plus la rhétorique. Il s’agit de savoir comment maintenir le commerce, l’énergie et le transport maritime pendant que le conflit se poursuit.
Source Presse Libre
