La guerre au Moyen-Orient continue de s’enliser dans un climat de fortes tensions diplomatiques et militaires. Deux mois et demi après le début du conflit avec Téhéran, le président américain Donald Trump a de nouveau menacé l’Iran d’« anéantissement », ravivant les craintes d’une escalade régionale aux conséquences mondiales.
Dans un message publié dimanche sur sa plateforme Truth Social, Donald Trump a averti qu’« il ne resterait plus rien de l’Iran » si les autorités iraniennes refusaient de signer un accord avec Washington. « Pour l’Iran, le temps presse », a insisté le président américain, ajoutant que les dirigeants iraniens « feraient mieux d’agir rapidement ». Ces déclarations interviennent alors que les discussions directes entre les deux pays sont au point mort depuis des entretiens organisés au Pakistan à la mi-avril.
Cette nouvelle sortie musclée du milliardaire républicain rappelle ses précédentes menaces formulées début avril, lorsqu’il avait évoqué la possibilité d’anéantir « une civilisation entière », avant qu’un fragile cessez-le-feu ne soit conclu avec Téhéran.
Des négociations discrètes malgré l’impasse
Malgré la fermeté affichée par les deux camps, les échanges diplomatiques se poursuivent à bas bruit. Le ministère iranien des Affaires étrangères a confirmé lundi avoir répondu à la dernière proposition américaine destinée à mettre fin durablement au conflit.
« Nos préoccupations ont été transmises à la partie américaine », a déclaré le porte-parole de la diplomatie iranienne, Esmaïl Baghaï, précisant que les discussions continuaient « via le médiateur pakistanais ».
Selon plusieurs médias iraniens, les Etats-Unis n’auraient toutefois accordé « aucune concession concrète » dans leur réponse, notamment sur la question nucléaire, au cœur des tensions entre Washington et Téhéran. L’agence Mehr affirme que Washington exige des restrictions « très strictes et de longue durée » sur le programme nucléaire iranien.
Les autorités américaines demanderaient notamment à l’Iran de ne conserver qu’un seul site nucléaire opérationnel et de transférer son stock d’uranium hautement enrichi aux Etats-Unis. En parallèle, Washington aurait refusé de débloquer une partie importante des avoirs iraniens gelés à l’étranger.
Le 10 mai dernier, Donald Trump avait déjà qualifié de « totalement inacceptable » la dernière proposition iranienne visant à résoudre le conflit.
Le G7 s’inquiète des conséquences économiques
Face à cette montée des tensions, les pays du G7 se réunissent ce lundi 18 mai à Paris afin d’évaluer les répercussions économiques du conflit. Les marchés internationaux restent particulièrement préoccupés par la flambée des prix du pétrole, alimentée par les risques de perturbation des exportations dans la région.
Depuis plusieurs semaines, les cours du brut connaissent une forte volatilité, faisant craindre un impact direct sur l’inflation mondiale, le coût des transports et le pouvoir d’achat des ménages.
Alors que les perspectives diplomatiques semblent encore éloignées, la communauté internationale redoute désormais qu’un nouvel embrasement militaire au Moyen-Orient ne provoque une crise énergétique majeure à l’échelle mondiale.
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