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L’ambassadeur de l’Union européenne (UE) au Burkina Faso, Philippe Bronchain, a été convoqué par le chef de la diplomatie burkinabè, Jean-Marie Traoré Karamoko, lundi 22 juin. En cause: la récente adoption par le Parlement européen d’une résolution présentée par un eurodéputé français qui dénonce la « répression de l’espace civique et des libertés fondamentales » dans le pays.
De la friture sur la ligne entre Bruxelles et Ouagadougou. Lundi 22 juin, l’ambassadeur de l’Union européenne (UE) au Burkina Faso a été convoqué toutes affaires cessantes par le chef de la diplomatie burkinabè, Jean-Marie Traoré Karamoko, à la suite de l’adoption par l’Europarlement d’une résolution dénonçant la « répression de l’espace civique et des libertés fondamentales » dans le pays.
« Dégoût »
« Nous avons tenu à convoquer l’ambassadeur de l’Union européenne pour lui faire part de notre désapprobation, de notre déception et surtout du dégoût que cette résolution a suscité en nous. D’autant plus que l’argument qui a été prononcé devant les députés est cousu d’informations totalement erronées », a ainsi déclaré Jean-Marie Traoré Karamoko.
Face à ses remontrances le chef de la délégation de l’Union européenne s’est, lui, montré d’une extrême sobriété. « J’ai rencontré le ministre des Affaires étrangères à la suite de la résolution adoptée par le Parlement européen. J’ai évidemment pris note de tout ce qu’il m’a indiqué et le ferai remonter auprès des autorités à Bruxelles », s’est contenté d’affirmer l’ambassadeur Philippe Bronchain qui va donc transmettre le message courroucé de Ouagadougou aux autorités européennes.
Au mois de mars dernier déjà, le Parlement européen avait par ailleurs adopté une autre résolution demandant la libération de l’ex-président Mohamed Bazoum au Niger.
Source RFI
