MANKONO : LA CONSTRUCTION D’UNE USINE DE TRANSFORMATION D’ANACARDE, UN PROJET STRUCTURANT POUR L’ÉCONOMIE DU BÉRÉ

Mankono s’apprête à franchir une nouvelle étape dans son développement économique avec le projet de construction d’une usine de transformation de noix de cajou. Portée dans une dynamique de valorisation des ressources locales et de création d’emplois, cette initiative s’inscrit dans la vision de développement territorial conduite notamment sous l’impulsion du ministre-gouverneur du District autonome du Woroba, Moussa Dosso.

Loin des projecteurs et du tumulte médiatique, les initiatives en faveur du développement de Mankono et, plus largement, de la région du Béré continuent de prendre forme. Parmi elles figure la construction annoncée d’une unité industrielle dédiée à la transformation de l’anacarde, l’une des principales productions agricoles de cette partie de la Côte d’Ivoire.

Ce projet revêt une importance particulière pour les populations du Béré. Région à fort potentiel agricole, le Béré dispose en effet d’une production importante de noix de cajou, mais une grande partie de cette production reste encore commercialisée sous forme brute. La création d’une unité locale de transformation permettrait ainsi de conserver davantage de valeur ajoutée dans la région, tout en ouvrant de nouvelles perspectives économiques aux producteurs, aux jeunes et aux femmes.

Transformer sur place pour créer davantage de richesse

La transformation locale de l’anacarde constitue aujourd’hui un enjeu stratégique pour la Côte d’Ivoire. Au-delà de la simple production et de l’exportation de noix brutes, l’objectif est désormais de développer des industries capables d’assurer localement le décorticage, le traitement, le conditionnement et la commercialisation des amandes de cajou.

À Mankono, cette ambition correspond directement aux attentes exprimées récemment par les autorités administratives locales. Le 10 août 2026, le préfet de la région du Béré et préfet du département de Mankono, Boni Kouakou Adolphe, a notamment appelé les cadres, les populations et la diaspora à œuvrer à la labellisation et surtout à la transformation de l’anacarde produit localement, afin d’accroître les revenus des producteurs et la valeur ajoutée générée dans la région.

La construction d’une usine spécialisée constituerait donc une réponse concrète à cette orientation.

En transformant une partie des récoltes directement à Mankono, le projet pourrait contribuer à la création d’une véritable chaîne de valeur autour de l’anacarde : collecte, stockage, transport, transformation, conditionnement, commercialisation et exportation.

Un levier pour l’emploi des jeunes et des femmes

L’impact social attendu d’une telle unité industrielle est également important.

La transformation de la noix de cajou nécessite plusieurs catégories de personnel, depuis la réception de la matière première jusqu’au conditionnement final. Elle peut ainsi générer des emplois directs dans l’usine, mais également des emplois indirects dans le transport, la logistique, la restauration, la maintenance, le commerce et les services.

L’expérience d’autres projets ivoiriens montre le potentiel de ce type d’investissement. À Kationon, sur l’axe Niakara-Katiola, une usine d’anacarde en cours de réalisation vise une capacité de transformation de 15 000 tonnes par an et prévoit environ 90 emplois permanents et 200 emplois temporaires.

Sans préjuger des caractéristiques techniques de la future usine de Mankono, l’implantation d’une unité industrielle dans le Béré pourrait donc constituer une importante source d’activités économiques et d’opportunités professionnelles.

Elle pourrait notamment favoriser l’insertion des jeunes, offrir des perspectives d’autonomisation économique aux femmes et participer à la réduction de l’exode vers les grandes villes.

Moussa Dosso et la dynamique de développement du Woroba

Ce projet s’inscrit également dans une dynamique plus large de transformation et de modernisation du District autonome du Woroba.

Le ministre-gouverneur Moussa Dosso est régulièrement présent sur plusieurs chantiers et initiatives de développement dans la zone. En novembre 2024, il avait notamment conduit à Mankono la cérémonie de pose de la première pierre d’un nouveau bâtiment destiné aux pompiers civils, aux côtés des autorités administratives, politiques et locales.

La ville connaît parallèlement plusieurs opérations de modernisation urbaine, avec notamment des travaux touchant les principales artères de la capitale régionale.

L’implantation d’une unité de transformation de l’anacarde viendrait donc ajouter une dimension industrielle et agro-économique à cette dynamique d’aménagement.

Donner davantage de valeur au travail des producteurs

Pour les producteurs de cajou du Béré, l’enjeu est majeur.

La présence d’une industrie de transformation à proximité des zones de production pourrait faciliter l’écoulement des récoltes et réduire certaines contraintes liées au transport de longues distances.

À terme, une industrie locale structurée pourrait également favoriser une meilleure organisation des coopératives, l’amélioration de la qualité des noix produites, le développement du stockage et la mise en place de standards permettant au cajou du Béré de mieux se positionner sur les marchés nationaux et internationaux.

L’ambition pourrait aller encore plus loin avec la création, à terme, d’une véritable identité commerciale autour de l’anacarde du Béré, rejoignant ainsi l’appel des autorités à une meilleure labellisation du produit.

Un projet à forte portée économique et sociale

La construction d’une usine d’anacarde à Mankono dépasse donc la seule réalisation d’un bâtiment industriel.

Elle pourrait devenir l’un des symboles d’un modèle de développement fondé sur la transformation locale des matières premières produites par les populations elles-mêmes.

Produire dans le Béré, transformer dans le Béré et créer de la richesse dans le Béré : telle pourrait être la portée économique de cette initiative.

Pour que cet objectif atteigne pleinement son potentiel, plusieurs enjeux seront cependant déterminants : la capacité de transformation de l’usine, son financement, son calendrier de réalisation, les équipements retenus, les débouchés commerciaux, les partenariats avec les coopératives ainsi que le nombre d’emplois qui seront effectivement créés.

Ces différentes données permettront de mesurer avec davantage de précision la dimension réelle du projet lorsqu’elles seront officiellement communiquées.

« Le silence qui accouche de grandes œuvres »

Pendant que certains projets se construisent dans le bruit, d’autres avancent dans la discrétion.

À Mankono, l’annonce de cette future unité de transformation de l’anacarde nourrit ainsi de nombreux espoirs.

Loin des bruits, le travail continue. Le silence peut aussi accoucher de grandes œuvres.

Sous l’impulsion des acteurs engagés dans le développement du Béré et dans la dynamique conduite par le ministre-gouverneur Moussa Dosso, la réalisation de cette usine pourrait constituer une avancée majeure pour l’industrialisation de la région.

Une œuvre à forte portée économique et sociale, dont les premiers bénéficiaires devraient être les producteurs, les jeunes, les femmes et l’ensemble des populations du Béré.

Que Dieu accompagne les initiateurs de ce projet et permette sa pleine réalisation pour le développement de Mankono, du Béré et du District autonome du Woroba.

Source cabinet du Ministre

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