Journées Portes Ouvertes de la Banque mondiale : CI-ENERGIES met en lumière les grands projets qui transforment le secteur électrique ivoirien

Abidjan – La première édition des Journées Portes Ouvertes du Groupe de la Banque mondiale en Côte d’Ivoire a ouvert ses portes le lundi 21 septembre 2026 à la Patinoire du Sofitel Abidjan Hôtel Ivoire. Pendant deux jours, institutions publiques, partenaires au développement, entreprises, acteurs de la société civile et jeunes ont été invités à découvrir les projets soutenus par l’institution financière internationale et leurs effets sur le développement du pays.

Placée sous le thème « Emplois et Opportunités – Bâtir ensemble pour une croissance inclusive », cette première édition entend rapprocher davantage le Groupe de la Banque mondiale des populations et montrer concrètement comment ses financements interviennent dans des secteurs essentiels de l’économie ivoirienne.

Parmi les structures présentes dans l’espace « One World Bank Group », CI-ENERGIES a profité de l’événement pour mettre en lumière plusieurs projets qui participent à la modernisation du système électrique ivoirien.

CI-ENERGIES expose les résultats de son partenariat avec la Banque mondiale

Pour CI-ENERGIES, ces Journées Portes Ouvertes constituent une vitrine permettant de présenter au public les réalisations issues de la coopération entre la Côte d’Ivoire et la Banque mondiale.

L’entreprise publique a notamment mis en avant les programmes consacrés à l’accès à l’électricité, au renforcement et à la numérisation du réseau, au stockage de l’énergie, aux interconnexions électriques régionales ainsi qu’à la sécurisation des approvisionnements nécessaires à la production.

À l’issue de l’événement, CI-ENERGIES a cité parmi les initiatives présentées PEPT Titrisation, l’interconnexion Côte d’Ivoire-Ghana, NEDA, le stockage par batteries, PRIME-GAS et le PTDAE.

Cette coopération intervient alors que le système électrique ivoirien poursuit son développement. Selon les chiffres 2025 de CI-ENERGIES, le pays disposait d’une capacité installée de 3 272 MW, d’un réseau de transport totalisant 7 819 kilomètres de lignes et câbles, tandis que 9 472 localités étaient électrifiées. Le nombre d’abonnés dépassait 5,28 millions.

NEDA : des centaines de milliers de ménages raccordés

Le Projet national de numérisation et d’accès à l’électricité (NEDA) figure parmi les programmes emblématiques présentés.

Lors des Journées Portes Ouvertes, les responsables de CI-ENERGIES ont indiqué que le projet, représentant un investissement d’environ 196 milliards de FCFA, avait permis le raccordement d’environ 350 000 ménages au réseau électrique.

La Banque mondiale indique de son côté que NEDA avait déjà permis à plus de 1,7 million de personnes d’accéder à l’électricité, avec notamment des mécanismes de paiement abordables pour 321 000 ménages vulnérables et environ 1 500 kilomètres d’extensions du réseau.

Au-delà de l’éclairage des habitations, l’accès à l’électricité peut soutenir l’activité économique locale. Ateliers, commerces, services numériques et petites entreprises peuvent bénéficier de l’extension et de l’amélioration du réseau.

Le stockage par batteries, nouvelle étape technologique

CI-ENERGIES a également présenté le projet de stockage d’énergie par batteries (BESS), considéré comme stratégique pour accompagner l’évolution du système électrique.

Le principe consiste à stocker de l’électricité afin de pouvoir la restituer lorsque le réseau en a besoin, notamment pendant les périodes de forte consommation.

Le projet représente un investissement annoncé d’environ 42 milliards de FCFA. Lors des Journées Portes Ouvertes, son niveau d’exécution était estimé à environ 96 %, avec une mise en service prévue avant la fin de l’année 2026.

Cette technologie doit notamment contribuer à la stabilité du réseau et faciliter l’intégration progressive de sources d’énergie renouvelable dont la production peut varier selon les conditions climatiques.

Une nouvelle interconnexion électrique avec le Ghana

La coopération avec la Banque mondiale comporte également une dimension régionale.

Parmi les projets présentés figure une nouvelle interconnexion électrique entre la Côte d’Ivoire et le Ghana.

Le projet prévoit la construction d’une ligne de transport de 330 kV reliant le poste de Bingerville, en Côte d’Ivoire, au poste d’Ankwa II au Ghana. Environ 242 kilomètres de lignes doivent être réalisés pour un investissement estimé à près de 50 milliards de FCFA.

Cette infrastructure doit renforcer les échanges d’électricité entre les deux pays et contribuer à l’intégration du marché énergétique ouest-africain.

La Côte d’Ivoire joue déjà un rôle dans les échanges électriques régionaux. En 2025, elle a exporté 798 GWh d’électricité, notamment vers le Burkina Faso, le Mali, le Liberia et dans le cadre du réseau CLSG reliant la Côte d’Ivoire, le Liberia, la Sierra Leone et la Guinée.

PRIME-GAS pour renforcer la sécurité énergétique

Autre programme mis en avant : PRIME-GAS, qui concerne notamment la Côte d’Ivoire, le Togo et le Bénin.

Le projet doit contribuer à l’intégration du marché de l’électricité et à l’amélioration des conditions nécessaires à un approvisionnement en gaz plus sécurisé.

Cet enjeu reste important pour la Côte d’Ivoire puisque le thermique représentait 67,7 % de la capacité électrique installée en 2025, contre 30,3 % pour l’hydroélectricité et 2 % pour le solaire.

Selon les informations présentées pendant les Journées Portes Ouvertes, une enveloppe d’environ 33 milliards de FCFA est évoquée pour le volet concernant la Côte d’Ivoire.

La transition énergétique également au programme

La coopération entre la Côte d’Ivoire et la Banque mondiale s’étend désormais aux enjeux de transition énergétique et de viabilité financière du secteur électrique.

La Banque mondiale travaille notamment sur la Côte d’Ivoire Renewable Energy & Financial Stability Initiative (REFI). Le projet vise à améliorer la viabilité financière du secteur à court et moyen termes et à accroître les capacités de production d’énergie renouvelable.

Le dispositif prévoit notamment des investissements dans le solaire raccordé au réseau et le stockage par batteries, ainsi qu’un accompagnement technique de CI-ENERGIES.

Banque mondiale-Côte d’Ivoire : un portefeuille de 5,3 milliards de dollars

Ces projets énergétiques s’inscrivent dans une coopération beaucoup plus large entre la Côte d’Ivoire et le Groupe de la Banque mondiale.

À la fin de l’exercice 2025-2026, le portefeuille de coopération comptait 25 projets structurants représentant environ 5,3 milliards de dollars, selon les informations communiquées lors de l’ouverture des Journées Portes Ouvertes.

L’énergie côtoie ainsi l’emploi, la formation, les infrastructures, le développement du secteur privé et d’autres domaines prioritaires.

Lors de la cérémonie d’ouverture, le ministre de la Communication et porte-parole du gouvernement, Amadou Coulibaly, représentant le ministre du Plan et du Développement, a insisté sur la nécessité de transformer les financements mobilisés en réalisations concrètes au bénéfice des populations.

Une vitrine des transformations du secteur électrique

À travers sa présence au Sofitel Abidjan Hôtel Ivoire, CI-ENERGIES a ainsi cherché à montrer une dimension concrète de la coopération entre la Côte d’Ivoire et la Banque mondiale.

Électrification des ménages, numérisation du réseau, stockage par batteries, interconnexion avec les pays voisins, sécurisation de l’approvisionnement énergétique et développement des renouvelables : les projets présentés couvrent plusieurs maillons essentiels du système électrique.

L’enjeu dépasse la seule fourniture d’électricité. Une énergie disponible et fiable constitue également un facteur de compétitivité pour les entreprises, de développement des territoires et d’amélioration des conditions de vie.

Les Journées Portes Ouvertes auront ainsi permis de rendre plus visibles des investissements souvent techniques, mais dont les résultats se mesurent directement dans les foyers, les entreprises et les territoires.

Pour CI-ENERGIES et la Banque mondiale, la poursuite de ces investissements doit désormais accompagner une nouvelle étape : consolider le réseau électrique ivoirien, renforcer sa résilience, accélérer la transition énergétique et conforter la place de la Côte d’Ivoire dans les échanges énergétiques en Afrique de l’Ouest.

Source JB ADAM

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