Cobalt – RDC : le géant chinois CATL s’offre une participation dans une mine pour 137,5 millions de dollars

Leader mondial des batteries, le géant chinois CATL débloque 137,5 millions de dollars pour acquérir 25% de la mine de Kisanfu en République démocratique du Congo (RDC), l’une des plus grandes sources de cobalt non développées au monde. De quoi garantir l’augmentation de sa production de batteries pour véhicules électriques.

Le deal a été annoncé ce dimanche. Contemporary Amperex Technology (CATL) va acquérir, via sa filiale Ningbo Brunp CATL New Energy, 25% dans la mine de cuivre-cobalt Kisanfu en République démocratique du Congo (RDC) détenue majoritairement par China Molybdenum, une société minière chinoise productrice de cobalt, de cuivre, de tungstène et de niobium. Montant du deal : 137,5 millions de dollars.

Soutenir la demande en véhicules électriques

Entreprise chinoise fondée en 2011 par le milliardaire chinois Zeng Yuqun et spécialisée dans la fabrication de batteries pour véhicules électriques, CATL en est discrètement et rapidement devenu leader mondial. En 2018, le groupe coté à la Bourse de Shenzhen qui produisait des batteries contenant 50% de nickel, 30% de manganèse et 20% de cobalt, prévoyait des plans de fabrication de batteries nouvelle génération à faible teneur en cobalt, révélait Reuters à l’époque.

Lire aussi : Mines – Hydrocarbures : Les Russes en force en Guinée équatoriale

 

Mais récemment, CATL a tendance à sécuriser son approvisionnement en cobalt, lui qui a pour ambition de se maintenir dans la durée en tête des fournisseurs de batteries au moment la demande en véhicules électriques ne cesse de croître. Et la RDC, principal détenteur de cette ressource est sa principale cible. En effet, CATL est également en partenariat avec une autre entreprise chinoise, Shanghai Putailai New Energy Technology, dans la mine de Lwishia dans le Katanga.

Lire aussi : Mines : Au Mali, le projet du président Bah N’Daw pour les ressources en or

 

Son entrée dans le tour de table de la mine de Kisanfu -également détenue à 5% par le gouvernement congolais- lui donne accès à l’une des plus grandes sources de cobalt non développées au monde et qui en détient environ 3,1 millions de tonnes.

 

Par la rédaction

Challenges Radio

Read Previous

RDC : « soulagement » et « scepticisme » dans les milieux d’affaires face au premier gouvernement de Sama Lukonde

Read Next

Total s’associe à CNOOC dans le projet d’oléoduc qui transportera le pétrole brut ougandais vers la Tanzanie

Leave a Reply

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *