CEMAC : la BEAC reconduit les conditions de refinancement et de rachat des titres publics

Le Comité de Politique Monétaire (CPM) de la Banque des Etats de l’Afrique Centrale (BEAC) réuni le 21 décembre 2020 par visioconférence en sa quatrième session ordinaire, a reconduit de six mois, les principales résolutions prises lors des deux précédentes sessions.

La décision de la Banque centrale a été prise après l’évaluation de la situation économique dans les pays de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (CEMAC) découlant de la mise en œuvre des mesures adoptées depuis mars 2020 pour faire face à la crise sanitaire liée au COVID-I9.

S’appuyant sur l’environnement général des affaires dans la sous-région en période de Coronavirus, la Banque centrale pris l’option de renouveler pour six mois, à compter du 1er ‘janvier 2021, les conditions d’éligibilité des garanties aux opérations de refinancement de la BEAC réaménagées lors de sa session du 24 juin 2020.

Il s’agit notamment de l’assouplissement des conditions d’éligibilité des garanties aux opérations de refinancement. La première catégorie concerne les actifs privés négociables regroupant l’ensemble des titres de créances publics et privés gérés par la BEAC automatiquement admissibles en garantie des opérations de refinancement.

La seconde catégorie constituée d’actifs privés non négociables sont admissibles après accord préalable du gouverneur de la BEAC. La procédure de demande d’accord consiste pour un établissement de crédit à solliciter l’accord de la Banque centrale pour l’acceptation en garantie de ses opérations des crédits octroyés.

L’autre décision forte prise par le CPM est de reconduire pour six mois, à compter du 1er mars 202l, le programme de rachat des titres publics sur le marché secondaire par la BEAC, adopté lors de sa session extraordinaire du 22 juillet 2020. C’est sur la base de cette décision que depuis le 1er septembre 2020, la BEAC a enclenché le programme de rachat des titres publics sur le marché secondaire dans l’optique d’injecter 600 milliards de FCFA, à raison de 100 milliards de FCFA par Etat.

Bien que ce mécanisme jugé onéreux par les Etats a jusque-là produit des résultats mitigés, la Banque centrale après analyse de la situation économique impactée par la pandémie du Coronavirus a préféré de le reconduire, le temps de voir l’évolution dans un contexte de relance post-Covid-19.

PAR A B

Challenges Radio

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