Les canadiens Fortuna et Roxgold concluent une fusion-acquisition de 884 millions de dollars en Afrique de l’Ouest

Ce deal, portant sur les complexes miniers de Yaramoko au Burkina Faso et Séguéla en Côte d’Ivoire, offre l’opportunité à Fortuna Silver Mines de poser enfin le pied sur le continent africain.

Fortuna Silver Mines a conclu une fusion-acquisition sur les actifs de Roxgold dans le gisement minier de Yaramoko au Burkina Faso et de Séguéla en Côte d’Ivoire, ont annoncé les deux compagnies lundi 26 avril dans un communiqué conjoint. Il s’agit d’une transaction en espèces et en actions évaluée à environ 1 milliard de dollars canadiens, soit près de 884 millions de dollars, est-il précisé.

« Création d’un nouveau producteur mondial »

Fondé en 1983 et cotée à la Toronto Stock Exchange (TSX), Roxgold a essentiellement développé son activité minière à l’Ouest de l’Afrique. Au Burkina Faso, la compagnie exploite le complexe minier à haute teneur de Yaramoko situé à Houndé, à l’ouest du pays. Constitué de deux mines d’or souterraines, ce complexe aurait produit entre 120 000 et 130 000 onces d’or en 2020 selon les estimations des experts de la firme.

En Côte d’Ivoire, Roxgold est assis sur 3 298 km2 de terres rassemblant 11 permis d’exploration y compris à Dimbokro et à Bouaké. Son plus grand projet aurifère au niveau local, celui de Séguéla, affiche une capacité de production de « plus de 100 000 onces d’or par an sur huit ans à des coûts de maintien moyens de 749 dollars par once », selon un ancien document de la compagnie.

C’est l’ensemble de ces actifs qu’acquiert Fortuna Silver Mines au travers de cette transaction. La firme a annoncé que la société fusionnée produirait environ 450 000 onces d’équivalent or par an au Burkina Faso et en Côte d’Ivoire.

John Dorward, PDG de Roxgold, voit en cette fusion-acquisition avec Fortuna, « la création d’un nouveau producteur mondial de métaux précieux de niveau intermédiaire avec une croissance organique significative ».

Enthousiasme chez les deux partenaires, inquiétude sur les marchés

Essentiellement actif en Amérique latine dans la construction et l’exploitation de mines d’argent depuis sa création en 1990, Fortuna Silver Mines estime ce deal avantageux pour plusieurs raisons dont la possibilité de produire de l’or à faible coût et la disponibilité immédiate d’une équipe de direction chevronnée composée de constructeurs, développeurs et explorateurs de mines ayant fait leurs preuves dans la région.

« La société issue du regroupement sera en meilleure position pour continuer d’accélérer le développement du projet aurifère Séguéla à un coût en capital inférieur et en poursuivant de manière agressive le potentiel d’un pipeline d’exploration des plus passionnants en Afrique de l’Ouest …», déclaré Jorge A. Ganoza, PDG de Fortuna.

Si cette importante compagnie minière s’enthousiasme de son dernier deal, ce dernier été très mal reçu par les marchés financiers. Lundi soir, le cours de l’action de Fortuna sur la Bourse de Toronto avait de 17,5% à 7,5 dollars canadiens. Selon les analystes, les investisseurs pointeraient une transaction coûteuse dans un contexte de hausse des prix de l’or.

Par la rédaction

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