Sécurité maritime : le Danemark se positionne dans le Golfe de Guinée avec l’envoi d’une frégate

Le gouvernement danois va envoyer un navire de guerre dans le Golfe de Guinée pour combattre l’insécurité maritime, suite à l’appel du géant du transport maritime Maersk.

Le Danemark se positionne pour la sécurité dans le Golfe de Guinée. Le gouvernement danois a en effet annoncé mardi par voie de communiqué qu’il y déploiera d’ici novembre 2021 une frégate pour combattre l’insécurité maritime. Equipé d’un hélicoptère pour patrouiller les eaux internationales du Golfe de Guinée, ce navire de guerre effectuera ces opérations une période initiale de cinq mois.

« Si nous voulons prendre au sérieux la gestion de la sécurité dans le golfe de Guinée, une présence militaire internationale est nécessaire », a déclaré le ministre danois de la Défense, Trine Bramsen.

Appel à une mobilisation internationale réitéré

L’idée, selon le ministre est que « plus de pays assument une responsabilité » dans la lutte contre l’insécurité maritime dans le Golfe de Guinée.

Partie de l’océan atlantique située dans le sud-ouest du continent africain, le Golfe de Guinée rassemble les cotes de 13 pays à savoir le Libéria, la Côte d’Ivoire, le Ghana, le Togo, le Bénin, le Nigeria, le Cameroun, la Guinée équatoriale, le Gabon, Sao Tomé-et-Principe, la République du Congo, la République démocratique du Congo et l’Angola. La zone est l’une des plus touchées au monde par l’insécurité maritime. En 2020, 95% des enlèvements de membres d’équipage qui ont eu lieu dans le monde ont été perpétrés dans le Golfe de Guinée. Pas plus tard que le 11 mars dernier, 15 des 21 membres d’équipage originaires d’Ukraine, de Roumanie et des Philippines ont été enlevés lors d’une attaque armée à bord d’un navire battant pavillon maltais.

La présente réaction du Danemark fait suite à l’appel lancé en début d’année par le géant du transport maritime Maersk, ainsi que plusieurs autres opérateurs internationaux qui tirent la sonnette d’alarme depuis un moment.

De leur côté, les pays africains suivent de près l’évolution de la solution. Si la Charte de Lomé attend encore de rassembler le maximum de signatures pour être porté devant les Nations Unies, le mois en cours est toutefois marqué par une action commune pour visant à renforcer les capacités des pays dans la lutte contre l’insécurité maritime. Le 19 mars prochain débutera au Ghana, la 10è édition de l’Obangame Express (OE21), le plus grand exercice maritime multinational en Afrique de l’Ouest, avec la participation de 32 pays. Parrainé par l’Africom, ce programme devrait permettre d’améliorer la coopération entre pays, afin de sécuriser (enfin) le Golfe de Guinée.

Par Ristel Tchounan

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