Cameroun : près de 2 milliards de dollars dans le blanchiment de capitaux

Le risque de blanchiment de capitaux et de financement de terrorisme est élevé au Cameroun. Selon l’Agence nationale d’investigation financière (ANIF), entre 2006 et 2017, plus de 1050 milliards de FCFA, environ 1,8 milliard de dollars ont été blanchis au Cameroun d’après les chiffres publiés lors de la première Evaluation Nationale des Risques (ENR) de Blanchiment des capitaux (BC) et de Financement du terrorisme (FT).

Cette évaluation qui a bénéficié de l’appui technique de la Banque Mondiale (BM), s’est faite dans le respect des recommandations du Groupe d’action financière (GAFI) en la matière ainsi que des dispositions du règlement de la Communauté Economique et Monétaire de l’Afrique Centrale (CEMAC) du 16 avril 2016 portant prévention et répression du blanchiment des capitaux et le financement du terrorisme. D’après le rapport, les montants en termes de blanchiment de capitaux sont plus importants à travers les détournements de deniers publics et la corruption.

L’ANIF qui a comptabilisé près de 5000 dénonciations et enregistrées 700 dossiers transférés en 2018 devant les instances juridictionnelles renseigne que ce travail a permis d’identifier les menaces, de mieux appréhender les vulnérabilités et d’apprécier le risque de blanchiment de capitaux et de financement du terrorisme auquel le pays est exposé.

Il ressort que niveau le risque de blanchiment de capitaux est plus élevé dans les secteurs de la banque, de l’immobilier, des bureaux de change, des négociants de métaux et pierres précieuses, des notaires, des casinos et vendeurs de matériaux de construction. De leur côté, les sociétés des transferts de fonds, des institutions financières spécialisées, des marchands d’œuvres d’art et des organismes à but non lucratif constituent le deuxième niveau de risque de blanchiment, tandis que le marché des titres, le secteur des assurances, les comptables et auditeurs, les entreprises de location-vente et les sociétés de transport de fonds constituent le troisième niveau de risque.

Par Achille Mbog Pibasso

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